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Re: La localisation du Tribunal de la Famille au Palais de Justice de l’arrondissement poserait-elle problème ?

La parole est à vous...
Si les mesures de facilitation des médiations sont efficaces, et vu le nombre important de séparations par consentement mutuel (75%) plus des procédures écrites là où c'est possible, on aurait intérêt à tout centraliser au tribunal de 1° Instance. En principe, avec votre idée d'un juge un dossier, on devrait revenir moins de fois pour la même affaire, donc se déplacer au Palais de Justice pour un moment aussi important que la séparation ne devrait pas poser problème. De plus, là il y a des services sociaux et un procureur, ce que l'on ne peut organiser en Justice de Paix.



Modifié 1 fois. Dernière modification le 06/02/2009 10:47 par Animateur eColloques.
Bonjour,

Je suis interpellée par la nature de la question posée. Avant de s'interroger quant à la localisation du tribunal, n'y a-t-il pas lieu, dans un premier temps, d'envisager les moyens qui pourraient être mis à la disposition d'un tel tribunal?
Par ailleurs, la question porte-t-elle sur le champ rationae loci de la juridiction ou sur "l'emplacement" pur et simple de la juridiction et sur l'impact "psychologique" que cet emplacement pourrait avoir sur les litigants?
Pour moi, il s'agit effectivement, me semble-t-il, de se poser la question de l'impact du déplacement physique du lieu où se trâiteront les procédures. Les objectiosn à la centralisation en 1° instance ^se fondent souvent sur la proxilité des Juges de Paix et leur accessibilité.
Je crois cependant que la séparation n'est pas une décision à prendre à l'emporte pièce. Se déplacer une fois ou deux vers le chef lieu d'arrondissement ne participe pas d'un frein à l'accès à la justice surtout si l'on parvient à limiter le nombre d'audiences par cette unification des dossiers en un seul lieu avec un seul magistrat.
Encore faudra-t-il que certains, avocats et justiciables, réfrène leur adreurs procédurielle soit pour assurer des rentrées d'honoraires, soit pour ennuyer l'ex partenaire.
Dans certaisn arrondissements, des juridictiosn sont déjà décentralisées ( tribunal du travail ou de commerce) pourquoi pas pour ce Tribunal des familles ?
Reste la question des moyens...
Perspectives d’avenir et charte des divorcés - J-E. Vanderheyden

A l’issue de la lecture de ces différents éclairages sur la large problématique de divorce conflictuel, il nous paraît important de tirer les conclusions suivantes mais aussi de faire de nombreuses propositions pour l’avenir.

1. L’importance d’une prise de conscience sociétale

Le divorce n’est donc pas une situation qui n’arrive qu’aux autres et dont on peut se gausser… Il est important que tout un chacun prenne connaissance de la pénibilité d’une situation de séparation et de divorce, surtout dans la période aiguë de règlement de la situation. Bien sûr, en cas de divorce consensuel, les impacts psychologiques sont moins importants mais en cas de divorce conflictuel, la situation psychologique des différents intervenants (ex-conjoints et enfants) est non seulement pénible mais souvent dramatique avec des conséquences supplémentaires au plan physique, matériel et financier. La secondarisation du parent qui n’obtient pas la garde principale des enfants reste à notre époque une situation dure à supporter tant au plan psychologique que financier, d’autant qu’elle n’est pas assortie d’un suivi au long cours, voire même d’assistance. C’est dans ce contexte particulièrement que le divorce est un facteur de risque reconnu dans de nombreuses études scientifiques concernant l’évolution vers une dépression, surtout au niveau parental et vers des troubles psychologiques, voire schizophréniques ou du moins addictifs, surtout chez les enfants.

Il est également important de prendre conscience que les propositions de règlement des divorces conflictuels sont, actuellement en Belgique, tout à fait insuffisantes et en tout cas inhomogènes car il semble bien que certains juges soient beaucoup plus attentifs à une qualité de solution que d’autres. La Justice manque non seulement d’intérêt mais surtout de moyens vis-à-vis de cette épidémie de divorces dont au moins un sur cinq pose des problèmes conflictuels importants. Dès lors, sans prise de conscience sociétale, la situation ne pourrait pas évoluer favorablement car les solutions à prévoir nécessiteront manifestement de concerner largement la Justice et ses intervenants en leur donnant les moyens indispensables pour obtenir les améliorations suggérées dans ce livre, par certains experts. D’autre part, ce livre contient également des exemples d’évolution favorable de la prise en charge de telle problématique à l’étranger. Comme ces modifications de prise en charge démontrent à l’étranger des améliorations manifestes, nous gardons donc l’espoir qu’elles puissent donner les mêmes effets en Belgique pour autant bien sûr qu’elles soient prises en compte par nos décideurs. Là encore, c’est une prise de conscience élargie dans notre société qui est nécessaire pour faire évoluer nos anciennes habitudes. Dès lors, nous souhaitons à travers ce livre stimuler tout citoyen se sentant concerné par la problématique à diffuser l’information par les divers moyens habituels, afin de faire progresser les mentalités et de sortir notre société de son inertie, voire apathie vis-à-vis d’une nouvelle épidémie de ce XXIème siècle entraînant pour le moins des conséquences psychologiques chez un tout grand nombre d’adultes mais aussi et surtout d’enfants.

2. Principes d’égalité et de protection

Depuis la révolution française du XVIIIème siècle, les mots « liberté, égalité et fraternité » sont reconnus, voire à la base, de toutes les constitutions démocratiques. Pourquoi la prise en charge du divorce en Belgique ne rencontre-t-elle pas ces trois devises ?

a) La liberté

Selon nous, la liberté des uns (unes) s’arrête lorsque par manque de respect pour les autres, on leur crée un préjudice qu’il soit psychologique, physique ou matériel. Si la situation de non-respect est un tant soit peu durable, cela devient évidemment la guerre ! Or, à notre époque manifestement marquée par l’égocentrisme, la liberté de divorcer est évidemment reconnue, voire dans certains cas, conseillée pour des raisons de bien-être psychologique … Cependant, il existe des divorces pour lesquels la raison majeure n’est pas tellement la perte d’amour mais l’attrait d’une somme d’argent que l’on peut obtenir grâce à la législation protégeant le conjoint aux revenus les plus faibles, ce qu’on appelle la pension de rang. A ce moment, le respect d’un ancien amour, le respect des enfants ne comptent plus par rapport à l’attrait que peut avoir l’argent. Dès lors, tous les coups sont permis, licites ou illicites parfois encouragés par certains avocat(e)s véreux qui promettent monts et merveilles à leur clientèle tout en embrigadant les enfants dans une aliénation parentale et parfois la famille ou le voisinage dans une co-aliénation… Tout ceci amène à violer la vie de l’ex-conjoint, voire à le voler en espérant qu’il laisse tomber les bras pour mieux profiter de lui… A notre sens, dès lors, la liberté est ici utilisée avec une exagération sans contrôle, généralement favorisée par la défense et généralement tacitement tolérée par les juges.

b) L’égalité

L’égalité entre les deux conjoints est encore loin d’être la norme dans la prise en charge des divorces en Belgique. Encore trop souvent, un ex-conjoint obtient une garde principale et l’autre devra se contenter des miettes c’est-à-dire voir ses enfants 4 jours par mois. Et souvent, c’est celui qui voit le moins les enfants qui paye une part contributive pour le bon entretien des enfants en raison de la différence de revenus en sa faveur. Il n’est cependant pas sûr que cette part contributive qu’il paye va directement et complètement profiter aux enfants compte tenu évidemment que l’autre ex-conjoint a par définition des revenus plus faibles. Les différentes lois actuellement en cours sur le divorce sont obsolètes, remontant à une période où effectivement, certains ex-maris se sont comportés comme des voyous vis-à-vis de leurs ex-épouses et tout ceci a amené à des lois de surprotection de la femme ou du moins, de l’ex-conjoint à bas revenus, qui est souvent la femme… mais à notre époque, les structures de surveillance, particulièrement de la maltraitance, la nette amélioration des possibilités de communication, l’universalisation ne permettent plus de se cacher longtemps dans un coin de paradis de la planète… Dès lors, ces anciennes lois ne sont plus d’actualité et entraînent finalement un balancement exagéré du pendule dans l’autre sens, c’est-à-dire que les femmes cannibalisent leur ex-mari en pouvant leur extorquer non seulement la garde principale des enfants mais aussi la maison, les meubles, beaucoup d’argent… le mari étant secondarisé c’est-à-dire tout simplement mis à la porte de ce qui était son « chez lui » aussi et devant alors se reconstruire tout en payer des parts contributives c’est-à-dire la quadrature du cercle. Cette différence entre la mise sur piédestal et la condamnation à la quadrature du cercle exprime encore nettement une inégalité de prise en charge !

c) La fraternité

Dans un couple, la fraternité c’est, à notre sens, la mutuelle assistance pour le meilleur et pour le pire. Or, pour certains ex-conjoints, cette notion d’assistance se transforme en abandon, parfois complet, voire même en la mise de bâtons dans les roues dans l’espoir de voir trébucher l’autre et de se gausser de sa souffrance ! Il n’est d’ailleurs pas rare que la souffrance ainsi induite engendre dépression, voire acte suicidaire. La lecture des rubriques « faits divers » ou « nécrologie » dans les journaux de tous les jours permet de se rendre compte qu’il y a bien sûr toujours des morts par accident de la route mais il existe également une épidémie de décès souvent par suicide parmi les gens séparés ou divorcés (Pierret, 2006 ; Lafargue, 2006 ; Maillard, 2006) ! Pour les premiers, la société a prévu à juste titre et avec d’excellents bénéfices des protections par ceinture de sécurité, repose-tête, … Par contre, pour les seconds, rien n’est prévu et au contraire, lorsqu’un ex-conjoint demande l’aide de la Justice parce qu’il est brimé par l’autre (par exemple, non-présentation d’enfants c’est-à-dire absence de respect de l’horaire de prise en charge des enfants selon le jugement concerné…, allongement des procédures particulièrement en liquidation…), la Justice renvoie le plaignant dans des délais de procédures invraisemblables (de l’ordre d’un a, voire souvent plus), ne considérant pas que ce genre de problèmes doit faire l’objet d’une décision rapide, en référé par exemple. Cette dernière prise de position peut se comprendre car on encombrerait sans doute les référés de ce genre de problèmes mais il est inexcusable que la société ne puisse apporter secours à des personnes en détresse dans des délais raisonnables !

3. Perspectives

a) Le statu quo est intenable car l’oubli n’est pas limbique !

D’aucuns pensent que la prise en charge des divorces par notre société est actuellement satisfaisante et ne mérite pas de changement (cf. la levée de boucliers sous forme d’appel à la prudence (Hovine, 2004), particulièrement des avocats lors de la proposition de loi Onkelinx en 2004). Cependant, à notre sens, ce statu quo dans les longues procédures, la garde non alternée des enfants, … est intenable, particulièrement dans les divorces conflictuels où la souffrance psychologique des uns et des autres est particulièrement est importante. Certains juges pensent que « le temps va tout arranger ». Ceci est même relayé par certains psychologues ! Il s’agit sans doute de gens n’ayant aucune expérience vécue de ce type de situations et particulièrement du traumatisme familial induit par séparation et divorce (Neuburger, 2005). En effet, un divorce conflictuel est un traumatisme familial, le traumatisme étant compris comme le produit d’une violence, dépendant de la sensibilité de la personne qui subit la violence, de son rapport avec celle qui l’exerce et du contexte. C’est vrai qu’une même cause peut provoquer un traumatisme ou ne rien provoquer du tout. Cependant, en cas de divorce conflictuel, ce qui est traumatisant, c’est le fait de ne pas avoir été respecté dans son intégrité, dans son intimité c’est-à-dire dans son corps, dans ses convictions, dans son droit à l’existence. C’est le non-respect de la dignité humaine que ce soit sur le plan individuel mais aussi sur le plan de l’appartenance à une famille qui va créer une grande souffrance profonde qui se fixe dans notre mémoire primitive, celle du lobe limbique. Il s’agit d’une mémoire vivace qui influence rapidement nos comportements dès qu’elle est ravivée par la moindre pensée ou le moindre événement qui agit comme indice de rappel. Ce serait balayer Freud de la planète que d’imaginer que ces blessures liées à la dignité humaine, blessure fixée dans ce lobe limbique, puissent progressivement et spontanément sans autre règlement se cicatriser. Freud a bien décrit la psychopathologie de la vie quotidienne et l’influence au long cours qu’elle peut avoir sur les comportements et la souffrance (Freud, 2001).

Il nous paraît donc fondamental de ne pas laisser la situation éventuellement « s’arranger » d’elle-même car à notre sens, elle va en fait ne faire que se compliquer car tant qu’il restera des blessures internes, elles influenceront le comportement des divers protagonistes d’un divorce pour continuer à se faire du tort, peut-être pas physiquement mais sûrement psychologiquement par toutes sortes de petits comportements relativement agressifs ou délétères. Cependant, les premiers qui souffriront de la persistance de cette guerre froide sont bien entendu les enfants et c’est de nouveau à ce titre que ce type de guerre froide, parfois tolérée par les adultes, est évidemment insupportable et devrait être combattue par une prise en charge non seulement judiciaire mais pluridisciplinaire, induite cependant par la décision du juge, visant à faire profiter la famille en crise d’aide psychologique et sociale, de médiation si possible, de surveillance de l’évolution de l’état de santé psychologique des ex-conjoints et des enfants… Tout ceci est évidemment à crier sur une large échelle car s’il existe quelques initiatives locales, elles sont tout à fait non représentatives de l’ensemble des séparations conflictuelles en Belgique ! Ceci d’autant plus que l’insécurité juridique persiste, vu l’absence de cadre légal (Hovine, 2004)

b) Le changement sociétal

Il est clair que la locomotive des changements particulièrement au niveau judiciaire sera la prise de conscience sociétale de la situation des séparés et divorcés et de leurs facteurs de risque de santé physique et surtout, psychologique. Nous avons développé plus haut la nécessité de cette prise de conscience par la société et nous espérons que cette prise de conscience amènera, à travers une large diffusion, des nouvelles données biocomportementales de la séparation, surtout si elle est conflictuelle (cf. article Symphonie en D majeur, supra), à promouvoir les changements bien nécessaires tant au niveau législatif, au niveau judiciaire, au niveau d’une prise en charge pluridisciplinaire ainsi qu’au niveau individuel c’est-à-dire des personnes directement concernées par un traumatisme familial conflictuel.

c) Les changements législatifs

Depuis 2004, un projet de loi amené par Mme le ministre ONKELINX amène des réflexions importantes au Parlement belge, ayant abouti début septembre 2006 à la modification du point de départ de la réflexion du Juge dans le cadre de la garde des enfants, c’est-à-dire une garde alternée d’emblée sauf exceptions. D’autres changements législatifs sont actuellement (novembre 2006) en discussion au Parlement et pourraient amener à modifier sérieusement la loi sur le divorce et particulièrement, la loi de 1971 entraînant une protection de la mère et enfin, l’article 223 datant de 1974 prévoyant des mesures exceptionnelles, urgentes et transitoires prises en référé surtout pour la garde des enfants et l’établissement d’une part contributive. Malheureusement, il faut bien admettre que ces mesures dites exceptionnelles et transitoires sont courantes et généralement, de longue durée, du moins dans les divorces conflictuels car le règlement de celui-ci pouvant durer plusieurs années, les décisions de référé sont rarement modifiées en cours de route. Pire encore, elles ne sont pas réévaluées régulièrement au niveau de leur application, de leur intérêt ou tout simplement, de l’adéquation à l’évolution de l’ex-famille…

d) Le fonctionnement de la Justice

D’abord, en ce qui concerne les avocats, il nous paraît fort important qu’à l’avenir, un divorce ne soit pas considéré comme une « juteuse » vache à lait à traire le plus longtemps possible… Au contraire, il paraît fort souhaitable qu’à l’avenir, la souffrance des divorcés soit prise en compte par les avocats les amenant, déontologiquement, à aider et donc défendre leurs clients dans des limites raisonnables et surtout, en essayant de respecter des délais également très raisonnables afin d’éviter et d’aggraver des situations conflictuelles et finalement, des dégâts psychologiques tous azimuts. Bien défendre ne veut pas dire traîner en longueur, ni rendre une situation exagérément explosive en sortant des limites du raisonnable et du licite ! Un bon avocat devrait, selon nous, être un bon conseiller, un bon défenseur mais tout à fait au courant du drame psychologique vécu par tous les membres de la cellule familiale déchirée par le divorce.

En ce qui concerne le travail des juges, nous souhaiterions des modifications au niveau de la prise en charge immédiate ainsi qu’au niveau de la prise en charge au long cours mais à court terme bien entendu !

 Prise en charge immédiate

Il est important de restaurer la notion de conciliation, voire plutôt de médiation dans les tous premiers jours d’une séparation ou de décision de divorce. Le but est éventuellement d’inverser cette décision mais surtout si cette décision est définitive, d’amener les parties à un divorce le plus consensuel possible. Les médiateurs bien conditionnés à ce genre de situations sont maintenant facilement disponibles pour aider à résoudre rapidement les problèmes et éviter ainsi un envenimement ultérieur. Les mesures urgentes et transitoires devraient l’être vraiment et non pas prises au long cours sans réévaluation des problèmes tant des parents que des enfants. Il est aussi important d’en arriver à la notion de divorce sans faute ou tout au plus, de rechercher une faute commise avant la séparation et non plus après (recherche d’adultère, …). Toute cette procédure intervenant après la séparation finit par crisper les ex-conjoints devenus adversaires et peut les amener à des actes de provocation car n’oublions pas que « le coup vaut le coût » ! (Vanderheyden, 2006).

 Prise en charge à court terme

La seule solution à notre sens est l’instauration d’un juge unique dit de la famille qui prendrait en charge non seulement le problème de la séparation, de la liquidation mais aussi toutes les mesures concernant les enfants, les parts contributives et autres problèmes d’argent. Il devrait être psychologiquement préparé à ce type de prises en charge et agir rapidement sans bâcler pour autant le travail. Un délai de 6 à 12 mois tout au plus serait le bienvenu afin d’éviter les troubles comportementaux tels que les provocations, l’aliénation parentale, la prise en otage des enfants qui peuvent être soumis à un conflit de loyauté par des parents qui leur demandent des attitudes équivoques, voire de surveillance, de fouille… Il pourrait aussi être demandé à ce juge de suivre l’évolution des deux parties avec un point de chute tous les 3 à 6 mois, par exemple afin de vérifier que ces personnes restent bien respectueuses des convenances, honnêtes et qu’il n’y a pas de problème financier ou autre pour le parent secondarisé. Bien entendu et compte tenu de la loi récente (1er septembre 2006), le point de départ du raisonnement du juge sera un hébergement égalitaire des enfants, pour une décision qui ne sera pas sans conséquence sur le budget des deux parents.

e) Les intervenants dans la prise en charge des divorces conflictuels

Qu’ils soient médiateurs, psychologues, assistants sociaux, …, il nous paraît important que ces diverses personnes fassent bien sûr preuve de toutes leurs compétences mais avec un doigté psychologique et surtout une grande prudence ! En effet, il ne faut pas oublier que la période de séparation, de divorce, surtout lorsqu’il est conflictuel, est une période extrêmement perturbante, anxiogène, voire dépressogène pour les différents membres de cette ancienne cellule familiale. Il y aura donc des difficultés dans le contact et la prise en charge psychologique ne sera pas facile. Il y aura aussi et surtout des difficultés dans l’évaluation de la personnalité ou de la compétence des parents, tout particulièrement. Il est donc important de rappeler ici que les psychologues, entre autres, ont la main sur le manche de la guillotine qu’utilisera non le juge pour secondariser, voire écarter l’un ou l’autre parent.

f) Les ex-époux mais toujours parents !

Dans un contexte de séparation où tout va mal, il existe malgré tout une valeur morale à conserver, c’est le respect de l’autre. En effet, quand un être humain ne se sent pas respecté, il est touché dans sa dignité, dans son for intérieur et ceci engendre généralement des réactions agressives entraînant dès lors une escalade progressive dans la dissension entre les ex-partenaires et un aspect conflictuel de plus en plus intense et durable. Si l’on veut limiter les dégâts d’une séparation ou d’un divorce, il est donc important de respecter l’autre ! Ceci devrait être régulièrement répété à certains conjoints par les divers intervenants, les avocats, les juges … Par ailleurs, sauf faute évidente et sérieuse avant la séparation, il faudrait pouvoir s’en tenir à un divorce à torts partagés afin de ne pas faire de l’action en divorce une action qui se veut être lucrative, en piégeant l’autre ex-partenaire dans la vie après la séparation pour, par exemple, essayer de le prendre en adultère et d’obtenir ainsi une faute à posteriori qui peut rapporter gros… ou provoquer cet ex-partenaire en espérant que le coup aura son coût ! Rester donc raisonnable paraît indispensable d’autant plus que ceci évite de prendre les enfants en otage dans un conflit de loyauté ! En effet, rendre ses enfants coupables de faits d’espionnage, de surveillance, voire de vols de documents, de codes, …, qu’ils réalisent sans trop se rendre compte de la gravité des faits mais lorsque plus tard, plus mûrs, ils se rendront compte de ce qu’ils ont fait pour un parent contre l’autre parent, cette situation de culpabilité peut les tétaniser, les inhiber et engendrer des psychopathologies, particulièrement de type névrotique. Comme le dit très bien Thomas D’Assembourg (2004), la culpabilité est bien plus qu’une perception personnelle, il s’agit d’un jugement qui peut être porté pour la vie ! Certains enfants ne s’en remettront jamais !

Il est donc fort important que des ex-partenaires en grave difficulté conjugale restent malgré tout de bons parents, écartant tant que possible les enfants d’une situation déjà suffisamment dramatique en elle-même qu’est le divorce. Il ne faut bien sûr pas espérer qu’une parentalité efficace soit maintenue si la conjugalité se déroule dans un conflit majeur où le respect de l’autre n’existe pas (cf. schéma annexé). Une bonne parentalité nécessité une conjugalité au minimum respectueuse ! Séparez-vous s’il le faut mais respectez-vous malgré tout. C’est à ce prix qu’il y aura le moins de dégâts psychologiques tant pour les ex-partenaires que pour les enfants !

g) Charte du divorce

De manière à résumer l’ensemble des souhaits repris ci-dessus, souhaits formulés par les personnes séparées, en voie de divorce ou divorcées, nous proposons ici une charte du divorce, sur le modèle de charte existant déjà pour les personnes atteintes de certaines maladies nécessitant une prise en charge spécifique. Le modèle qui a été retenu ici est celui de la charte des patients parkinsoniens (Vanderheyden, 2004). Le but de cette charte est de faire reconnaître les droits des personnes séparées ou divorcées afin de limiter au minimum possible les aspects conflictuels des séparations et les dégâts surtout psychologiques qui s’ensuivent. Cette charte serait particulièrement mise en évidence lors d’une journée annuelle, nationale pour le moins, contre le Déchirement Familial.


Charte du divorce

Les personnes séparées, en voie de divorce ou divorcées ont le droit :

- d’être adressées à un intervenant psychosocial démontrant un intérêt net pour les problèmes liés aux séparations,
- d’obtenir une aide de défense en justice, correcte, respectant la déontologie, voire même l’éthique et sans vénalité,
- d’avoir accès à une Justice attentive, intéressée à leurs problèmes et si possible, en un tribunal unique (juge de la famille),
- d’obtenir dans des délais rapides des jugements basés sur une analyse approfondie de leur dossier, sans a priori, ni sexisme, ni racisme,… mais avec suivi au long cours de l’application des décisions,
- de participer eux-mêmes à la prise en charge de leur situation (être régulièrement entendus par le juge ou par des intervenants psychosociaux, …).

Journée nationale contre le Déchirement Familial

Cette journée permettrait à toutes les personnes qui souffrent d’une situation de conflit familial
- qu’elles soient séparées, en voie de divorce ou divorcées,
- que ces personnes soient isolées ou fassent partie d’une famille monoparentale ou encore reconstituée,
- que ces personnes soient adultes ou enfants,
de se sentir reconnues dans leurs problèmes et soutenues par notre société, en mettant particulièrement en avant la charte reprise ci-dessus.

La date proposée est celle du 26 décembre c’est-à-dire le lendemain de la fête familiale par excellence qu’est Noël, permettant ainsi aux gens qui n’aiment pas la fête de Noël, car ils ne la vivent pas en famille ou du moins dans une famille déchirée ou en conflit, de rapidement aussi pouvoir bénéficier d’un jour de fête ou du moins de reconnaissance pour eux, permettant des actions de soutien, d’informations, … Cette date leur permettrait alors de pouvoir aussi se sentir concernés, rassemblés et leur permet de parler de leurs problèmes à travers les associations de défense et de faire parvenir aux autorités les souhaits d’une meilleure prise en charge !

Références

Réf en italique = OK elle est dans le texte
Réf en gras = pas OK, je ne la trouve pas dans le texte

1. PIERRET.
Actu : en moins de 48 heures, trois pères de famille ont commis l’irréparable dans un geste de désespoir.
Ici Paris n° (fin septembre 2006).

2. Décès : Stepha, Lafargue, son combat jusqu’
Le Midi Libre (4 décembre 2006) : p. 6.

3. MAILLARD C.
Journées de Prévention du suicide : 7 morts par jour en Belgique.
Le Journal du Médecin – n° 1731 – (7 février 2006) : p. 4.

4. HOVINE A.
Papa et Maman davantage à égalité !
La Libre Belgique (3 décembre 2004) : p. 6.

5. NEUBURGER Robert
Les familles qui ont la tête à l’envers (revivre après un traumatisme familial)
Publié chez Odile Jacob, Paris, 2005.

6. FREUD Sigmund
Psychopathologie de la vie quotidienne.
Publié chez Petite bibliothèque Payot, nouvelle édition 2001 Paris.

7. HOVINE A.
L’enfant idéalise le papa – Walibi qu’il voit le week-end.
La Libre Belgique (3 décembre 2004) : p. 6.

8. VANDERHEYDEN J-E.
L’argent, nerf de la séparation.
Feuilles familiales (décembre 2006).

9. D’ASSEMBOURG Thomas
Etre heureux, ce n’est pas nécessairement confortable.
Publié aux Editions de l’Homme – 2004 – Québec

10. VANDERHEYDEN J-E. et BOUILLEZ DJ.
Traiter le Parkinson
Publié aux Editions De Boeck – 2004 – Bruxelles.

« Socrate nous permet d’éviter deux puissants préjugés, à savoir que nous devons toujours, ou ne devons jamais, écouter la voix de l’opinion publique. Il vaudrait beaucoup mieux suivre son exemple et nous efforcer au contraire de toujours écouter la voix de la raison ».

Alain de Botton
Les consolations de la Philosophie
Eds. Mercure de France, 2001.

__________
Livre paru : Approcher le divorce conflictuel. Par Jean-Emile Vanderheyden - Neuropsychiatre, 236 pages, 2008
ISBN 2-930280-21-2 - 18€
Tribunal de la famille
[www.thecanadianencyclopedia.com]
L’encyclopédie Canadienne

Nom généralement donné aux tribunaux établis sous le régime des lois provinciales et ayant compétence en matière de DROIT DE LA FAMILLE.

Les juges de ce tribunal sont nommés par le gouvernement provincial. Même si les trois conséquences principales de l'échec du mariage ou d'une union de fait (la garde des enfants et l'accès aux enfants, les obligations alimentaires au profit des conjoints, des parents et des enfants et la répartition des biens) relèvent du droit de la famille, les juges nommés par les provinces ne peuvent statuer sur la répartition des biens matrimoniaux ni sur le divorce et ses conséquences, des questions qui relèvent obligatoirement d'une cour supérieure.

Dans certaines provinces, les tribunaux de la famille s'occupent aussi de l'adoption. La plupart des provinces ont une division de la famille et de la jeunesse dans leur cour provinciale.

Ces tribunaux ont compétence en matière familiale (l'entretien et la garde sous le régime des lois provinciales, le bien-être des enfants et les jeunes contrevenants).

Dans certaines provinces, le tribunal de la famille est un tribunal à juridiction regroupée.

Les juges de tels tribunaux sont nommés par le gouvernement fédéral et le gouvernement provincial en cause et peuvent statuer sur toutes les questions qui relèvent du droit de la famille.

Les juges de ce tribunal sont nommés par le gouvernement provincial. Même si les trois conséquences principales de l'échec du mariage ou d'une union de fait (la garde des enfants et l'accès aux enfants, les obligations alimentaires au profit des conjoints, des parents et des enfants et la répartition des biens) relèvent du droit de la famille, les juges nommés par les provinces ne peuvent statuer sur la répartition des biens matrimoniaux ni sur le divorce et ses conséquences, des questions qui relèvent obligatoirement d'une cour supérieure.

Dans certaines provinces, les tribunaux de la famille s'occupent aussi de l'adoption. La plupart des provinces ont une division de la famille et de la jeunesse dans leur cour provinciale.

Ces tribunaux ont compétence en matière familiale (l'entretien et la garde sous le régime des lois provinciales, le bien-être des enfants et les jeunes contrevenants).

Dans certaines provinces, le tribunal de la famille est un tribunal à juridiction regroupée. Les juges de tels tribunaux sont nommés par le gouvernement fédéral et le gouvernement provincial en cause et peuvent statuer sur toutes les questions qui relèvent du droit de la famille.
Auteur PETER K. DOODY AND CHRISTINE DAVIES
J'ai lu vos remarques et je suis bien d'accord sur certains points, mais n'oublions pas qu'il y a aussi les cas par cas.Je ne veux pas être l'avocat du diable. Mais je désire poser une question à Madame Onkelinx à savoir :Comment une maman qui se dit (lors d'une émission télévisée, dans laquelle les ministres se voyaient bien dans la peau de tel ou tel animal) être comme une louve car disait-elle cet animal est très protecteur pour ses progénitures, donc elle disait avoir le coeur d'une maman et qu'elle protégeait sa fille de 6 ans ( à cette émission de 2OO8) Mais que fait-elle du coeur des autres mamans à qui on enlèvent les enfants pour une garde alternée?? Je ne suis pas contre, lorsque les parents ne se déchirent pas et prennent les enfants en otages, car il y a des papas à qui cela n'arrange pas SAUF pour ne plus payer de pensions alimentaires, ce n'est qu'une question pécuniaire car l'amour n'y est pas (en connaissance de causes). Il y a une sorte de maltraitance vis à vis des enfants et croyez-moi, ils en souffrent beaucoup sans oser en parler car c'est comme ça..., ils n'ont pas à poser de questions! Pourquoi faut-il déstabiliser les enfants, ils n'ont plus de repairs, pourtant eux aussi ont le droit de choisir (tout se passait très bien pour eux avant la garde alternée ) Il n'y a qu'à voir les résultats scolaires (je n'en fais pas une généralité) Que seront ces jeunes de demain, on en reparlera, on agira quand cette loi aura fait bien des dégâts = délinquance - tueries - etc... CAUSE : enfance mal vécue, comme on le dit à chaque fois. Je voudrais tellement que tous les ministres s'en rendent compte à temps. Et que Messieurs les Juges tiennent compte du bien être des enfants.Qu'en penser-vous et si cela devait vous arriver, tout en étant une de ces mamans... quelle souffrance n'est-ce pas??
En Europe, il y a des signes de changements.

En Allemagne, où la petite ville de Cochem s'étale le long de la Moselle, il y a un juge des affaires familiales qui en eut tellement marre de ces conflits indignes de notre société, et de ces dossiers qui s'empilaient sur son bureau, provoquant des retards de jugements très néfastes aux enfants, innocentes victimes de la légèreté avec laquelle se conduisent leurs parents à leur égard, il prit une grande décision. Il voulait que cela cesse. Monsieur le Juge RUDOLPH, car c'est bien de lui qu'il s'agit, réunit autour de lui l'avocat THEISSEN et la psychologue Ursula KODJOE et leur fit part de sa décision d'en finir avec cela. Soudés comme les doigts d'une main, ils montèrent au front et commencèrent par rallier les avocats et les psychologues à leur cause, la cause des enfants.

Ce n'était pas simple, car ces professionnels défendaient leurs clients contre l'adversaire, c'est à dire l'autre parent, mais ils comprirent bien vite que l'enjeu de leurs joutes, c'était toujours l'enfant. Et un beau jour, tous ensemble, ils s'en prirent aux parents !

Bon gré, mal gré, devant cette puissante unité (chez nous, on dit "l'union fait la force"...) il a bien fallu que les parents coopèrent et respectent envers et contre tout l'intérêt de l'enfant.

On croit rêver ! Eh bien, après sept ans, le rêve est devenu réalité et le taux de ces cas d'aliénation parentale" baisse de façon spectaculaire, de plus en plus. Pourquoi cela ne se produirait-il pas chez nous ? Nos juges aussi en ont assez de voir envahir leur bureau de ces dossiers de parents manipulateurs, de ces batailles dont l'enjeu est un enfant ! Ils ont le pouvoir de le faire !

Nous invitons tous nos professionnels de l'enfance à venir écouter Ursula KODJOE aux Facultés universitaires de Namur vendredi 5 juin à 19.30 h (conférence de présentation à l'auditoire des facultés des sciences, C.H.3, rue Joseph Grafé) et en séminaire samedi 6 juin de 8h30 à 18 h, avec le Juge RUDOLPH et l'avocat THEISSEN, à l'étage de la Brasserie Henry, place Saint Aubain à Namur.

Renseignements : +32 71.61.57.88 et +32 497.703.903 (Mobile)


En collaboration avec le Professeur Michel MERCIER, nous vous invitons à une conférence et au séminaire qui suivra concernant l’expérience de COCHEM (Moselle - Allemagne) :
« Intervention immédiate : meilleure prévention
du drame familial en cas de séparation conflictuelle »

CONFERENCE :
« Changer les comportements, imposer une philosophie apaisante et le respect dû à l’autre : c’est possible »

Vendredi 5 juin 09 à 19h30 à l’auditoire des Facultés des Sciences CH.3
Rue Joseph Grafé à NAMUR (formant le coin avec la rue de Bruxelles)

Le séminaire
se déroulera à l’étage de la Brasserie HENRY, place St Aubain à NAMUR

Samedi 6 juin de 8h30 à 18h

- L’enfant est au centre du travail de chacune des professions.
- Limites juridiques, psychologiques et sociales.
- Contrôle du Juge de la contribution des parents et de leur participation aux consultations d’experts.
- Les parents sont ramenés à leur responsabilité parentale.
- L’avocat communique à son client cette nécessité de coopérer avec l’autre parent, respectant le meilleur intérêt de l’enfant.
- Démonstration avec les participants et discussions.

PARTICIPATION : Séminaire - 80€ au compte « la Mouette » n° 103-0144737-81.
Conférence : 7 € (Etudiants : 3 €) - étudiants F.U.N.D.P. : gratuit)

Gandhi : « le monde est fatigué de la haine »
A Madame Gobert Jacqueline ,
Je suis le papa d'un petit garçon qui n'as pas encore 9 ans,suite à une dispute conjugale de même pas 5 minutes devant et au domicile de ma belle mère,concernant un chien que je possédait et qui appartenait à mon épouse,et après lui avoir bien fait comprendre que si elle ne changeait pas certaine chose concernant le ménage interne,se ne serait pas du chien que je verrait dans l'obligation de me séparer mais bien d'elle et que je risquerait de demander le divorce,nous sommes rentrer chez nous sans autres formes de disputes,donc le tout c'est calmer aussi vite que ce que cela n'avait débuter,j'ai été mé coucher et dormir car je me levait vers 3h30-->4h00 du matin pour allez travailler,le lendemain,elle me rends son numéro de gsm pour que je puisse la contacter de mon travail car mon gsm était en réparation,je la contacte dés mon arrivée sur mon lieux de travaille et elle me réponds puis,à partir de 8h00 du matin,plus de nouvelles,je sonne mais en vain,je rentre chez moi pour la charger car nous devions partir ensemble avec notre petit sur une braderie,pas trace de mon épouse,je fait le tour de la ville,me disant qu'elle m'attendait mais pas de traces non plus,la,je rentre chez nous et trouve un mot me disant au revoir car elle en avait marre que je prenne la défense du chien en question,etc...,mais ne m'écrit rien de plus comme informations concernant notre enfant,quelle surprise quand j'ai appris que mon épouse était partie avec lui en me laissant seul,j'ai chercher à la contacter pendant plusieurs jours et tenter de la retrouver,j'ai fait intervenir les forces de l'ordre,etc...,mais au vu de l'état de la maison dans laquelle je vivait,je ne les ai pas laisser entrer dans le bâtiment,j'ai tenter de protéger un maximum mon épouse avant son départ et tente encore à ce jour,mais c'est elle qui est partie avec notre enfant,elle ne faisait pas grand choses dans la maison alors qu'elle ne travaillait pas,elle ne gérait même plus notre budget familiales et nous a endetter,ceci depuis 2006,elle a réussis à ce procure une carte de crédit en imitant o faisant imiter ma signature à notre organisme financier,et j'en passe,malgré tout cela,je l'aime toujours aussi fort qu'auparavant,les deux me manque,l'argent est secondaire dans mon histoire,je passe en médiation de dettes pour tenter de nous sortir de ce mauvais pas et aimerait pouvoir reprendre contact avec mes deux amours,mon avocat,que je me suis vu dans l'obligation de prendre pour faire valoir quand même mes droit de père,propose une garde alternée mais avec le domicile principal de notre fils chez moi,au domicile conjugale,c'est une séparation de fait comme ils appelle sa,en vue d'une réconciliation,ce que j'aimerais énormément,mais à vous lire,nous les hommes nous demandons la garde pour ne rien payer comme pension,et je m'insurge contre cette théorie,moi,dans mon cas,les dettes sont sous le régime communautaire et je me voit dans l'obligation de payer les huissiers de justices et autres créanciers sur le temps que mon épouse ne participe à aucun frais,et je ne m'en inquiète pas,j'ai même tenter de la contacter pour lui faire parvenir de l'argent et demander qu'elle me laisse voir notre enfant au moins 10 minutes,d'où ma question: qui prend l'enfant en otage dans cette situation?je ne suis pas partit avec mon fils le 19 juin en l'empêchant de suivre les cours scolaires qui sont obligatoires jusque le 30 juin,ici en Belgique,que je sache,et je sais tout lui pardonner,lui demande de revenir et ceci depuis son départ mais je ne peut même pas savoir ou ils vivent et de quoi,je ne peut pas avoir des nouvelles de notre enfant car le lieutenant qui s'occupe du dossier a une idée préconçue et il ne veut même rien communiquer à l'avocat!moi,je dit il n'y as pas de justice en Belgique et le papa est toujours fautif même si il peut prouver le contraire,je doit me défendre et attaquer mon épouse en justice faute d'un lieutenant de police locale alors que je tente de la faire raisonner,lui faire comprendre que sa arrive à tout le monde de ne plus savoir ou on en est et que l'on prend du recule de peur de la réaction du conjoint suite à la découverte de toute la vérité,je ne tient pas à salir mon épouse mais je cherche à comprendre pourquoi elle à agit de telle manière,suis-je un papa indigne ou non???
5e Congrès mondial des familles, World Congress of Families V
15 août 2009 | Réagissez | Pro-Vie
L’enjeu de la rencontre d’Amsterdam, et ses deux faces
[www.chretiente.info]

Extraits, par CLVDP :

« Que désormais, davantage de bonnes volontés sont « en réseau », et plus fortes, plus assurées par conséquent. (…) le fait même de cette opposition est la preuve que le combat est juste, et qu’il dérange ses adversaires. »

« (…) Oui, nous en sommes là : cette définition de la « famille naturelle » reconnue au sein du Congrès mondial des familles incommode, gêne, oblige à des mises au point politiquement correctes :

« Nous définissons la famille naturelle comme se fondant sur le mariage pour la vie d’un homme et d’une femme, ayant pour objectifs l’accueil, le soin et l’éducation de la vie humaine nouvelle, en apportant amour, compagnie et soutien mutuels, en construisant un foyer riche dans ses fonctions, et en renforçant les liens entre les générations. »

« Nous nous définissons comme pro-enfant. Nous voulons les structures sociales, culturelles et légales qui soutiennent le meilleur avenir pour chaque enfant en ce qui concerne la santé, l’instruction et l’engagement de demain dans la vie civique.

« Nous affirmons que l’avenir des nations repose sur les familles qui ont un soubassement spirituel. »

« Nous affirmons que la famille naturelle est antérieure à l’Etat. Les politiques des Etats doivent respecter cette autonomie de la famille. »

« Mais, politiquement correct oblige, nul ne peut (…) se risquer à tenir un langage « radical » sur (…) les problèmes sans nom suscités par la « famille » monoparentale, le divorce, la cohabitation juvénile sans être aussitôt dénoncé comme « extrémiste ».

« (…) Nous devons nous battre devant tribunaux, nous devons nous battre dans les parlements ; nous devons nous battre dans les universités, et nous devons nous battre dans la sphère publique… Et nous ne devons jamais, jamais, jamais laisser tomber. »
L’enjeu, voyez-vous, est encore plus grand et plus grave qu’au temps de Churchill, qu’il paraphrasait : il s’agit d’empêcher le suicide de l’humanité.

Cet article a paru dans Present du 15 aout 2009.
Crimes contre l’humanité

Les juges et avocats divorcistes dévoyés de leurs fonctions seront un jour pointés du doigt par l'histoire et accusés de crime contre la civilisation.

Ces LEGAZIs ne pourront impunément continuer à transformer l'amour des familles en haine à chaque fois que cela est stratégiquement possible pour mieux les dépecer à fin de pouvoir pour les uns et de plus d'argent pour les autres.

Comme un cancer ils rongent froidement la base de la pyramide sociale en aggravant volontairement les conflits des familles en difficulté; générant une mortalité effrayante par suicides, déchéance sociale et autres "pêtages de plomb". Pour cette raison ils ne peuvent être qualifiés de charognards ou de prédateurs car ces animaux ont eux dans la nature un nom, une utilité et un droit sacré d'exister.

L'humanité est dans l'histoire contemporaine en face de la pire des dictatures qu'elle n'a jamais rencontrée : le LEGAZISME. (s) Alain Guillou - Père résistant et bafoué - Co-fondateur du Collectif REPARE - Diffusion: CLVDP - Europe
Une machine qui tue

Dans l'excellent film « Deux Hommes dans la Ville » sorti en 1973, José Giovanni réglait quelques comptes avec une certaine dérive policière et judiciaire de l'après guerre et en profitait pour militer contre la peine de mort, laquelle fut légalement interdite en France en 1981.

Gabin, éducateur de prison, ne pourra sauver de l'assassinat légal un ancien délinquant (Alain Delon) rendu « fou furieux » par l'acharnement contre lui d'un policier (Michel Bouquet) depuis sa sortie de prison.

Le procureur (Jacques Monod) réclamera que l'on tranche la tête de celui qu'il présente comme un dangereux maniaque, un forcené calculateur, en gommant aussi habilement que malhonnêtement le passé du prévenu et les intrusions perverses du commissaire dans la vie de l'accusé.

Le jour du procès, l'éducateur ne parviendra pas à éveiller la conscience des jurés, qui sont montrés sous le jour de conformistes subjugués par les effets de manche de l'avocat général et par la mise en scène macabre du procès.

Je retiens deux phrases de José Giovanni (qui savait intimement de quoi il parlait, ayant passé dix ans injustement mais légalement en prison, et ayant échappé de très peu à la décapitation), phrases déclarées sobrement par Jean Gabin :
-« la justice doit être juste, mais pas cruelle » ;
-«et puis derrière tout ça, il y a cette chose que j'ai vu : une machine qui tue».

Nous sommes en 2009. La judiciarisation massive des séparations parentales remonte à 1970, soit trois ans avant la sortie de ce film et onze ans avant l'interdiction officielle de la peine de mort.

Or, depuis trente neuf ans, l'appareil judiciaire provoque des suicides, des actes de violences insensés, et des souffrances humaines aussi illégitimes qu'illégales.
Non plus sur des présumés coupables de meurtres, mais sur de simples parents, le plus souvent des pères, que cet appareil n'hésite pas à pousser au désespoir ou à au meurtre.

Qu’il soit bien entendu que je ne parle pas du tout des souffrances passionnelles et des blessures narcissiques que les ruptures amoureuses peuvent également engendrer : le sujet n'est pas là. Je parle des violences psychologiques et des blessures humaines profondes que la dénaturation judiciaire entraîne pour valider les discriminations positives et les meurtrissures parentales imposées sur ordonnances.

C'est-à-dire que depuis 39 ans, en violant d'abord une convention déjà ratifiée (celle des Droits de l'Homme) puis une autre convention qui fut ratifiée en 1993 (celle des Droits de l'Enfant), l'état français laisse l'appareil judiciaire normaliser les séparations parentales pour le plus grand bien des cabinets d'affaires et des professionnels du droit gravitant autour de cette mine inépuisable de procédures inadaptées à la problématique des difficultés parentales.

Au regard de ma première citation, José Giovanni ne pouvait appréhender, en 1973, que très rapidement, il ne s'agirait même plus de savoir si la justice est cruelle ou non, mais d'affirmer qu'elle se mêle illégalement de ce qui ne la regarde pas en première intention, quitte à entraîner des souffrances inégalées dans l'histoire des institutions de l'après-guerre.

Mais au sujet de la seconde citation de ce film bouleversant, je le dis moi aussi, je l'écris et signe en tant que citoyen, en tant que médecin et en tant que responsable associatif chevronné: derrière tout ça, derrière cette pompe à affaires faciles et sans risques, il y a cette chose, que tout le monde peut voir, sans réagir, à l'instar des jurés dans le scénario. Il y a cette chose que je vois : une machine qui broie, qui normalise, qui tue hypocritement sans assumer les conséquences de ses actes qui relèvent bien trop souvent du narcissisme pervers.

En capturant d'emblée les parents sous prétexte de difficultés relationnelles, et même en dehors de ce type de difficultés morales et psychologiques, la machine judiciaire familiale et ses très nombreuses procédures de conversion pénales laisse mourir, crée artificiellement d'insoutenables troubles identitaires chez les parents désinvestis de l'essentiel de ce qui construit leur identité globale.

On parle actuellement beaucoup, et à juste titre, des troubles identitaires parfois catastrophiques que subissent, surtout depuis une dizaine d'années, salariés et demandeurs d'emploi, dans une phase de transformations mondiales du capitalisme, passant du stade industriel au stade financier, et de réorganisations elles aussi mondiales du marché du travail.

On évoque les suicides au travail, fort heureusement extrêmement limités actuellement, les suicides en prison, avec comme remède des vêtements impossibles à déchirer, exactement comme on masque la pollution par nitrates en retirant les algues vertes..

Je dis là encore, en tant que médecin du travail et responsable associatif, que les suicides liés à des troubles identitaires familiaux, qui étaient quant à eux facilement et parfaitement évitables en restant humains face aux problèmes de couples parentaux, sont hélas bien plus nombreux.

Pourquoi ne parle t'on jamais des coupables violences institutionnelles d'un appareil judiciaire débridé, et évoque t'on sans cesse les souffrances au travail (en occultant d'ailleurs les souffrances majeures de ceux qui n'ont pas ou presque pas de travail) ?

Pourquoi le sujet du facile apaisement des esprits, et de l'amélioration pas plus difficile à mettre en œuvre des destinées parentales est-il tabou, alors que tant de beaux esprits plaident journellement au sujet de la vie au travail, infiniment plus complexe à harmoniser avec les nouveaux besoins sociétaux ?

-Parce que c'est à présent le même appareil d'état qui fabrique la pensée unique.

-Parce que depuis 2002, les mêmes professionnels du droit, après avoir définitivement et illégitimement capturé le marché historiquement unique des séparations parentales en étouffant les conséquences morbides de cette capture, s'attaquent maintenant au monde du travail et multiplient les incitations à procès, qui pour harcèlement, qui pour licenciements.

-Et parce que l'Etat a renoncé aux outils préventifs, sous prétexte de démantèlement des services publics à amalgamer dans le champ concurrentiel, et s'est montré d'une grande lâcheté face à des groupes de pression qui prospèrent en créant des conflits si souvent artificiels et inutiles, du moins en première intention.

Quant à moi, médecin, et qui plus est médecin social militant pour la prévention des conflits, des troubles psychopathologiques secondaires aux violences institutionnelles, je ne me tais pas, que je ne suis pas, au contraire du scénario de Giovanni, un juré d'assises endormi. Dès 2002, dans un livre que j'ai intitulé « les séparations parentales : l'impasse judiciaire », j'énumérais dans un chapitre leur étant consacré ces troubles psychopathologiques pourtant si facilement évitables, en ayant un peu plus de fermeté politique face aux pressions des lobbies intéressés par cette capture.

Il est à cet égard évident qu'il sera aussi difficile d'harmoniser les activités humaines avec les nouvelles exigences planétaires, tant économiques qu'écologiques, qu'il serait facile de faciliter l'exercice des nouvelles libertés parentales individuelles avec les exigences affectives, éducatives et sociales des enfants concernés par les séparations familiales, si un lobby et un seul ne s'y opposait avec un mercantilisme cynique inédit dans mon expérience de médecin du travail, pourtant fort riche.

Mettant en avant mon titre de docteur en médecine, ma spécialisation de médecin du travail, et mon expérience professionnelle de près de trente ans, j'engage ma déontologie, article R.4127-13 du code de la santé publique :
Lorsque le médecin participe à une action d'information du public de caractère éducatif et sanitaire, quel qu'en soit le moyen de diffusion, il doit ne faire état que de données confirmées, faire preuve de prudence et avoir le souci des répercussions de ses propos auprès du public. Il doit se garder à cette occasion de toute attitude publicitaire, soit personnelle, soit en faveur des organismes où il exerce ou auxquels il prête son concours, soit en faveur d'une cause qui ne soit pas d'intérêt général.)

Docteur Pascal Dazin Médecin du travail Président de l'Alphabet du Respect des Enfants
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