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La médiation familiale est peu utilisée. Pour quelles raisons ? Comment la dynamiser ?

La parole est à vous...
La médiation familiale est encore trop peu connue.
La loi qui l'organise n'a pas été accompagnée d'un budget suffisant pour rendre possible une information en profondeur des prescripteurs (magistrats), des "conseilleurs" (avocats, notaires, psychologues, etc.) et des consultants (le grand public). Elle a mis l'accent exclusivement sur la médiation judiciaire. Ce qui, chez certains magistrats, a suscité la crainte d'une perte de leur pouvoir.
En outre, la loi a ignoré et ignore encore tous les médiateurs exercant leur art en-dehors du champ judiciaire, qui exercent leur art dans un ensemble de champs (scolaire, voisinage, famille, par exemple) sans interférence avec la justice.
La loi n'a pas mis en évidence ce que le projet médiation représente vraiment comme idéal humaniste pour notre société. Avant d'être un ensemble d'outils pour vaincre les conflits, la médiation est un travail sur la relation interpersonnelle, un projet de société, où les citoyens se réapproprient leur vécu et mettent en jeu leurs compétences pour un meilleur vivre ensemble dans la confiance mutuelle.
Vue de ce point de vue, la médiation peut être perçue à la fois comme une espérance (pour ceux qui croient à sa capacité à changer les relations), ou comme une menace (pour l'ordre établi).
La mise en place de la médiation apporte un certain nombre d'exigences, tant en matière de formation (initiale et continue) qu'en apport de lieux de supervision et d'intervision. Encore une fois, à part en ce qui concerne les post-graduats organisés par la Communauté Française, la formation a été laissée au privé. résultat: un foisonnement de propositions de formation en ordre dispersé, en concurrence et sans la moindre cohérence. Tout cela parce que la création d'un Institut de la Médiation a été refusée, compte tenu de ses implications budgétaires.
L'Etat porte une lourde responsabilité dans le mauvais fonctionnement du système mis en place: méconnaissance dans la loi de 2005 de ce qu'est la médiation (pas de véritable définition, axe mis sur le conflit), personnel administratif insuffisant pour la Commission Fédérale de Médiation, censée piloter le système, complexité trop grande et manque d'une vision d'ensemble. L'investissement sociologique n'a pas été à la mesure de l'objectif.
Je crois profondément à la médiation et à ses virtualités. Pas sous forme de miracles, mais sous la forme d'un travail, réalisé par des personnes solidement formées, conscientes de leurs propres démons, qui se situent, non pas dans une relation d'aide, mais d'accueil et d'éveil des compétences de chacun.
Il faut relire le livre de Jean-François Six: "Le Temps des Médiateurs", Paris, Seuil.
Monsieur Bourgeois

Je lis votre théorie avec beaucoup d'intérêt. Etes-vous persuadé que celle-ci corresponde à la réalité de terrain.
Etes-vous persuadé d'avoir réussi à mettre en place avec efficacité théorie et pratique??

J. Amand
Peut-on, et/ou veut-on réellement se pencher sur la déjudiciarisation des situations des naufrages des couples, tant pour leurs propres avenirs que l’avenir des enfants ? Car s’il est trop tard pour les enfants d’hier et ceux d’aujourd’hui, il ne l’est pas encore pour ceux de demain.
Quiconque rencontre un problème de santé ne consulte ni un architecte ni une couturière. S’il le faisait, son comportement évoquerait un désordre mental. Pourtant, dans la très grande majorité des cas, qui rencontre un problème de famille se retrouve précipité dans le monde judiciaire.
C’est donc toute la société qui marche sur la tête. Car aussi vrai qu’un parent n’est pas un délinquant ou qu’un enfant n’est pas un usufruit, la vie de famille ne devrait qu’en bien peu de cas se retrouver d’emblée dans les serres des hommes d’affaires (les avocats et les auxiliaires de justice) et dans les affres des conflits judiciaires.
C’est plus de 10.000 familles détruites que nous avons rencontré depuis 1994, en raison de procédures judiciaires inefficaces, inadaptées, incorrectes,… (ne connaissant ni les tenants, ni les aboutissants) à l’égard des familles qui se livrent une sorte de guerres civiles (au sens du Code Civil).
Malgré la parfaite connaissance de milliers de situations dramatiques, par tous les travailleurs sociaux, avocats, juges, magistrats,… aucune mesure ne fut prise pour mettre un terme à ce fléau. En effet, il n’y a aucune proposition qui va dans l’esprit de la déconflictualisation, déjudiciarisation, médiation,… pour permettre d’éviter les destructions des familles en situations de séparations / divorces conflictuels. C’est bien le signe d’un désintéressement total ainsi qu’un manque de responsabilité du Gouvernement pour prendre des mesures de protections envers des citoyens en extrême difficulté, celle de la faillite de leurs entreprise de vie conjugale, familiale,… puisque le Gouvernement, sait parfaitement que tous les coups sont permis pour gagner un divorce ! Même les plus vils mensonges à l’égard de l’un des partenaires.

En Belgique, une 20taine d’associations parentales ne sont pas écoutées alors que pour mener une Politique Familiale décente, il est indispensable de rencontrer les familles en difficultés ainsi que les représentants d’associations parentale tant à Bruxelles qu’en Flandre et en Wallonie. Car, en matière de famille, c’est bien la demande qui doit être prises en considération.

Un livre vient d’être édité pour informer les travailleurs sociaux et judiciaires : Assistants sociaux, Magistrats, Juges, Experts, Avocats, Policiers,… Ce livre intitulé Approcher le divorce conflictuel. Par Jean-Emile Vanderheyden, Neuropsychiatre, 236 pages, 2008 - ISBN 2-930280-21-2 - 18€
Infos supplémentaires sur [laviedeperes.over-blog.com]

Pour citer une étude récente, la déjudiciarisation des conflits conjugaux permettrait de faire économiser entre 330 millions€ à 1 milliard d’€, chaque année, à l’État Belge !
Collectif La Vie de Pères Bruxelles – Wallonie



Modifié 1 fois. Dernière modification le 11/09/2009 12:58 par Collectif La Vie de Pères.
bonjour,

je souhaiterais avoir des renseignements concertant une médiation familiale.
pour information je vis un divorce conflictuel depuis plus de 5 ans, une garde alternée de mes deux enfants.
les procédures introduites par mon ex-épouse pour obtenir une garde principale se sont succédées. `
suite à une expertise psychologique, un indication de maintenir la garde alternée a été retenue par l'expert.
je dois prochainement repasser devant le juge car mon ex épouse refuse la décision de l'expert.
pour ma part je souhaiterais une médiation familiale.
je ne connais pas du tout la procédure, je ne sais pas si c'est le juge qui l'ordonne ou si mon avocat doit le solliciter et quelles seraient les solutions pour obtenir une médiation familiale en vue que mon ex-épouse respecte la garde alternée.
pourriez vous me donner des informations ou lm'orienter vers un autre site ?

merci. max
Bonjour, et merci de votre demande.
La participation à une médiation familiale peut se faire par demande directe faite par vous auprès d'un service de médiation; elle peut aussi être demandée directement ou via votre avocat au tribunal compétent, en l'occurrence, je pense, le Tribunal de la Jeunessse.
Ignorant où vous habitez, vous pouvez, par appel à l'adresse courriel du Centre de Recherche sur la Médiation de Liège (crm-mediation@belgacom.net), me demander les adresses de services proches de votre domicile.
En principe, toutes les questions que vous vous posez en la matière (type de droit aux relations personnelles des deux parents avec leurs enfants, questions financières, partage du patrimoine, etc.) peuvent être traités en médiation.
Bonjour

Je suis d'accord avec Paul Bourgeois . La médiation serait sans doute très utile si les deux parties sont d'accord d'y participer activement en vue de trouver une solution acceptable pour chacun et cela dans le plus grand intérêt de vos enfants.
Bien souvent les planning familiaux organisent des services de médiation familiale qui pourront vous aider sur tous ces points.
Je suis médiatrice familiale agréée et je peux vous dire que même des situations trés conflictuelles peuvent trouver un apaisement en médiation. Quand cet apaisement est établi et qu'un esprit de confiance régne, il est alors possible de rechercher des solutions qui satisfassent l'un et l'autre. Il est important de prendre le temps d'écouter ce que les gens ont à nous dire, de ne pas avoir peur de soulever des questions.
J'ai créé un site surlequel j'explique ce qu'est la médiation familiale, vous pouvez le consulter à l'adresse ; [sites.google.com]
Merci à tous ceux qui s'intéressent à la médiation et qui travaillent à la faire mieux connaître!
Bonne journée!smiling smiley
Voici l'adresse : [sites.google.com]
Je pense que dès que le juge sent qu'il existe un conflit entre les ex-conjoints, il devrait obliger la médiation familliale, cela éviterait bien des problèmes (par rapport aux différentes interprétations possibles de jugement, ou par rapport à des questions qui n'aurait pas été traitées par le jugement et qui apparaissent suite à la décision,...)
Lorsqu’un homme souhaite s’occuper de ses enfants à part égale avec la mère dont par ailleurs il se sépare, il a le choix.

1. La justice.

S’il va en justice, il court le risque de ne bénéficier que d’une garde minoritaire des enfants plus souvent qu’à son tour. L’objectif financier recherché via la justice, s’il n’est pas du tout garanti, s’accompagne en revanche très certainement de la destruction du lien père-enfant.

En effet, la position de la mère souhaitant préserver ses intérêts financiers sera bien souvent vue comme une preuve positive d’obstination et un acte de légitime préservation des conditions de vie des enfants. Etant entendu qu’il n’est pas ressenti comme très grave de priver un homme, et de ses enfants, et d’une partie importante de ses moyens financiers.

Tandis que l’attitude d’un père souhaitant préserver ses intérêts financiers sera plutôt interprétée par le juge comme une attitude d’hostilité vis-à-vis de la mère, susceptible d’être reproduite lors du séjour des enfants chez leur père et donc à l’origine d’un potentiel déséquilibre mental des enfants.

Souvent, un tel père se verra privé d’une garde alternée de ses enfants pendant la très longue procédure. Cela équivaut, de fait, pour un père soucieux de participer activement à l’éducation des enfants, à un échec absolument inenvisageable.

Cette procédure se solde par un échec double : financier et éducationnel.


2. La médiation.

A un tel père, refusant courageusement l’échec éducationnel, il reste donc la voie de la médiation, qui doit s’inscrire dans une voie de bonne volonté et dont il est en droit d’espérer que l’intérêt des enfants et la préservation des relations avec les parents seront la priorité.

La menace, opportunément rappelée par la mère de passer par la voie judiciaire en cas d’échec de la procédure de médiation, est de nature à effrayer le père désireux en priorité de préserver légitimement sa relation avec ses enfants.

Tel père adopte donc très rapidement une courbe rentrante en ce qui concerne ses prétentions financières lors de la médiation - qui n’a d’ailleurs pas vocation à dire ce qui est juste en matière financière mais plutôt d’acter un accord après des discussions - et il s’inscrit dans la logique de bonne volonté requise afin de préserver son droit de donner à ses enfants ce qu’ils sont en droit d’attendre de lui : un père présent.

Il suffit en séance, à la mère, de se montrer intraitable pour que le médiateur, soucieux d’arriver à un résultat négocié, et n’ayant pas le pouvoir de rendre la justice, réclame de l’homme une attitude plus souple qui se traduit dans l’imaginaire sociétal actuel par l’obligation au minimum de « laisser la maison à la maman ».

Combien de pères, profondément animés de leur amour pour leurs enfants, sont ainsi, lors de médiations, spoliés financièrement, sur la simple menace de la mère d’en passer par la voie judiciaire, notoirement réticente aux droits des pères. Et conséquemment, combien sont-ils à ne pouvoir les recevoir que dans des conditions précaires, ce qui renforce la difficulté des pères à assumer leur rôle.

L’échec de la procédure de la médiation tient en ce qu’elle nécessite un esprit de conciliation et qu’elle est par nature contraire à la résolution d’un conflit : en effet, elle ne le résout pas, elle l’escamote grâce au sacrifice de celui qui a le plus gros cœur, le moins d’endurance ou la plus mauvaise réputation historique.


Note :

- les pères portent toujours en eux la culpabilité des comportements (qui sont la honte du genre masculin) des hommes à la mentalité dépassée et n’osent pas encore ouvertement exiger l’égalité.
- quantité de pères actuels sont parfaitement capables de s’occuper très bien de leur enfants, en garde partagée. Les moyens financiers devraient donc être répartis dorénavant selon cette nouvelle équité en justice, ce qui rendrait moins nécessaire le recours à la médiation.


Jean
Quand je vous lis, il me semble que vous avez vécu une mauvaise expérience aussi bien côté justice que de celui de la médiation.
Un médiateur ne se "soumet" pas, ce n'est pas son intérêt ni celui de ses clients.
Il peut y avoir des pressions venant de l'un ou de l'autre. Celui qui a vraiment envie d'obtenir certaines choses va tout faire pour y arriver, cependant cela ne peut être vrai qu'au début de la médiation.
Quand l'esprit de confiance est établi, l'équilibre entre le père et la mère ve se mettre en place également et ça c'est le rôle du médiateur d'y veiller. C'est son rôle de veiller à ce que chacun se sente respécté, à ce que les souhaits de chacun soient entendus et examinés. Il faut complexifier et ne pas en avoir peur pour trouver de bons accords pour toute la famille, pére, mère et enfants.
La médiation amène les gens à trouver de bonnes solutions à leur conflit. Quand ils peuvent, à nouveau, communiquer d'égal à égal, en se respectant mutuellement, n'est-ce pas une belle éclaircie dans la relation. Et c'est cela qui permet de trouver des solutions viables au conflit qui les oppose.

Brigitte
Bonjour à tous,

Jean décris dans ses commentaires la situation de bien des pères qui sont considérer comme des visiteurs/payeurs. Subissent continuellement ce chantage créer par le pouvoir judiciaire. Brigitte prèche pour son job, même si elle le fait honnêtement, elle aura toujours ce regard de femme vis à vis de la situation!...Une mère qui veut SON ENFANT pour elle toute seule aura un intérêt cacher à faire échouer la médiation par ses revendications. Jean n'est pas seul. Combien de femmes veulent un enfant dans l'accomplissement de leurs vie, cherche un géniteur/père et si ce dernier n'est pas l'homme idéal passer l'accouplement, elle le vire. Ayant obtenu leur désir d'enfant. Combien de pères subissent les fausses accussations uniquement pour les mêmes raisons. Ces femmes se justifient de cette manière. La Belgique est la championne dans les statistiques en matière de séparation/divorce. Quelle manne à exploiter!..Par tout ce monde, juges, avocats, médiateurs... Je suis en colère depuis 20 ans contre tout ce système broyeur d'hommes.
Vincenzo
Je sais, par expérience, les difficultés réelles que rencontrent les pères qui divorcent, en particulier en raison d'une tradition qui veut (qui voulait) que les enfants soient quasi d'office confiés à la mère -- le père devant se contenter des "restes".
Cette inégalité tend aujourd'hui à diminuer, avec l'instauration de l'exercice conjoint de l'autorité parentale. Le père n'est plus considéré comme une sorte d'accessoire plus ou moins inutile: il trouve sa place et est reconnu dans sa fonction propre au sein de la famille. Changer les mentalités prend du temps. Je crois que ce n'est pas en attaquant la mère de ses enfants en justice ou ailleurs qu'il sera possible de se faire reconnaître par elle. En d'autres termes, il n'est pas question, dans la perspective où je me situe, d'opposer les droits de l'un à ceux de l'autre, mais de se concerter pour, ensemble, remplir les obligations dont tout parent est redevable à l'égard de ses enfants. Dans cette perspective, la médiation permet d'amener les deux parents à se reconnaître mutuellement indispensables à leurs enfants. J'ai assisté ainsi à des retournements de situation et à des prises de conscience que je ne m'explique pas, sinon parce que j'étais là, présent comme médiateur avec ces personnes en souffrance, devenues au fil du travail attentives l'une à l'autre. La médiation ne joue pas le même jeu que la justice: elle prend le temps de l'écoute active, elle donne à chacun le temps de parole nécessaire. Les disputes ? On en parle en séance, ce qui limite le risque d'un passage à l'acte. Ce n'est pas grave d'être en conflit, sauf si ce conflit n'est pas reconnu pour ce qu'il est. Quant au risque de manipulation, il existe, et c'est au médiateur à y veiller. Quant aux accords ou conventions passées en médiation, le médiateur veille à ce qu'ls soient équitables et équilibrés, y compris en ce qui concerne les enfants.
La médiation ? L'essayer, c'est l'adopter, pourrait-on dire...
Je suis scotchè par la justesse des remarques de ce monsieur bien que la médiation soit plus rapide, elle n'empèche pas les dispiutes et encore moins la manipulation.
Ce que dit Brigitte est un peu naif.

Je propose de suivre le lien suivant si le webmaster le permets (ce que j'espère) :

[www.rhb.be]

Robert
Je viens de lire les différentes interventions, et je souhaite apporter quelques remarques en passant

Je suis avocate depuis plus de 20 ans - je travaille essentiellement avec des personnes très défavorisées sur tous les plans - j'ai suivi le cycle de formation en médiation - au départ, pour avoir une corde de plus à mon arc dans le cadre des rencontres client-"adversaire" - ce que j'ai découvert de la médiation m'a convaincue... mais depuis trois ans maintenant, je n'ai jamais eu la possibilité ni d'amener un client et son "adversaire" à aller en médiation, ni d'être médiatrice... ce que je regrette profondément.

D'autre part, l'investissement en temps et en argent est beaucoup trop lourd pour moi, et ne suis donc en stand by, alors que je me sens très concernée. Ceci dit, j'utilise concrètement tout ce que j'ai appris lors de cette formation.

Je pense que c'est effectivement un processus particulièrement intéressant en matière familiale. Mais il faudra que les mentalités de tous évoluent : il est en effet très difficile de faire passer auprès d'un parent en litige avec l'autre l'idée que cet autre recherche sincèrement - avec des moyens différents - peut-être discutables - l'intérêt de l'enfant et qu'une solution peut être recherchée et construite par eux deux.

D'autre part, contrairement aux idées reçues, les magistrats - surtout ceux qui interviennent dans les dossiers où les enfants sont en cause (Juges de la Jeunesse - Juges des référés) - sont favorables aux processus de médiation, et marquent une satisfaction manifeste lorsque les deux parties viennent devant eux avec un accord qu'il ne reste plus qu'à entériner.

En ce qui concerne la remarque relative à l'hébergement "minoritaire", il faut peut-être rappeler que la loi prévoit actuellement un hébergement égalitaire (ce qui ne signifie pas nécessairement alterné), qui doit être mis en place DANS L'INTERET DE L'ENFANT... Bien sûr, il faut tenir compte de l'ensemble des facteurs, en ce compris les discours psy concernant l'importance de tel ou tel parent en fonction de l'âge de l'enfant.

Je souligne également que les situations - plus rares il est vrai - où le père assume l'hébergement principal donnent également lieu à des réclamations financières et que les comportement reprochés aux mères sont adoptés par les pères, et vice versa ... : il faudrait peut-être cesser la guerre des sexes... et se rendre compte que chacun voit les intérêts de la situation de l'autre et les difficultés de la sienne -

Enfin, si on met souvent l'accent sur la médiation familiale, la loi ne se limite pas à ce domaine, et les formations accessibles concernent l'ensemble des situations où des difficultés existent...


O. IGNACE
La Médiation Familiale en situation de séparation / divorces conflictualisés
Le projet, en lui-même, de « médiation familiale » n’est qu’une sorte de poudre aux yeux, voire d’une procédure indécente.

C’est un peu comme si l’on si voulait ajouter du bon vin dans une carafe contenant du vieux vin et indécent à boire ! Pourquoi ne pas vider la carafe, la rincer et la remplir de bon vin ? Ce serait bien plus décent.

En ce qui concerne la politique familiale qui est actuellement très indécente, voire toxique à « boire »… à en mourir… car elle est tout simplement obsolète… Cette politique familiale ne correspond plus du tout aux nombreuses situations de destructions des familles, chaque année.

S’agit-il de 30.000 ? 50.000 ? 100.000 ? 1.000.000, voire plus de familles concernées ? Il n’y a pas de statistiques sur les conflits juridiques pour les séparations / divorces conflictuels. Mais, entant qu’observateurs, nous pouvons avancer un nombre de +- 918.750 familles détruites tant sur le plan socioéconomique que sur le plan psychique des victimes, dont +- 1.378.125 enfants privés de vivre avec leurs pères. Ces chiffres étant une estimation moyenne calculée sur une période de 15 ans (entre le 1er janvier 1994 et le 28 février 2009) et concernant plus de 10.000 familles qui ont fait appel à nos réseau de parents secondarisés. La situation de la Politique Familiale, au 1er mars 2009, est épinglée par les commentaires 122, 123 124 et 125 de l’article Approcher le divorce conflictuel. Par Jean-Emile Vanderheyden [laviedeperes.over-blog.com]

Rappelons, aussi, qu’il y a 2,5 fois plus (et peut être davantage) de séparations conflictuelles d’unions libres, que de divorces d’unions officielles.
Avec le Pacs qui s’est substitué au « statut » de concubin, il peut se rompre d’un trait de plume, d’une simple lettre adressée au tribunal d’instance par les deux partenaires ou même par un seul, «parfois sans que l’autre ne soit prévenu», confie un greffier. C’est la libre répudiation, sans besoin de procédures et d’avocats comme dans le divorce, aucune pension alimentaire n’étant notamment prévue…
Alors… au niveaux des enfants… bonjours les dégâts…

Alors, faut-il mettre en place des structures de médiations familiales ? Bien sûr que oui. Mais elles seront inefficaces en cas de divorces, conflictualisés, contestés.
Mais la question est surtout de savoir si ces « médiations familiales » pourront dénoncer les fausses accusations proférées par l’un des partenaires et que cette « médiation » puisse prévenir la partie accusatrice (à 95 % la femme) des conséquences induites par les fausses accusations (sanctions et peines de prison prévues au pénal). Et si la « médiation » aurait pour but de consigner un rapport officiel au tribunal afin que les juges puissent appréhender les tenants et les aboutissants (motifs réels de la faillite du projet de vie commune) afin de pouvoir prendre les mesures qui s’imposent afin d’entériner le divorce, mais de manière équitable. Cela permettrait, en situations de séparations / divorces, de mettre fin à l’imposture judiciaire du « tout à la femme » et à « la spoliation de l’homme » comme prises de décision par défaut.

Alors, pourquoi vouloir promouvoir la médiation familiale, sans penser à promouvoir une procédure logique, intelligente, humanitaire,… ayant force de lois, et par ces moyens légaux, de pouvoir lutter contre les fausses accusations ?
C’est très important, car en l’absence de fausses accusations (sauf réelles et avec preuves) il n’y aurait pas de conflits. Donc pas de procès durables (15 ans et plus). Donc pas de dépenses inutiles pour ces milliers de familles. Pour rappel : un avocat coûte 250 € en moyenne (inférieure) par mois (les honoraires étant de 75 à 100 €). Un divorce conflictuel, contesté, peut durer des années et il peut atteindre 45.000 € et même plus.

Les hommes, devant consacrer 1/3 de leurs salaire, voir plus : un chômeur, disposant de 900 € d’allocations, paie 250 € pour 1 enfant. Un invalide, disposant de 925 € d’indemnités paie 625 € pour 3 enfants. Comment peuvent-ils disposer de revenus décents pour pouvoir vivre ? Certains d’entre eux ne disposent que de 2,10 € par jour, voir moins… ou rien de tout… pour vivre !?... Des millions de pères sont donc dans l’impossibilité de participer à l’économie du pays. C’est la face cachée de la crise économique contemporaine. Quand aux pensions alimentaires versées par les pères, elles servent à alimenter les conflits, par les mères, dont seuls les avocats, les psy,… tirent profit par des honoraires attractifs, et ce, sans résultat positif pour les pères et pour leurs enfants..

Depuis plus de 30 ans, des pères sont expulsés de leurs foyers sur de simples fausses accusations de leur ex partenaires. Alors que la justice ne s’inquiète jamais du bien fondé de ces accusations. Au contraire, ces accusations sont consignées, en détails, dans les actes du divorce ! Le déni du droit à la présomption d’innocence constitue une atteinte gravissime aux droits fondamentaux de ces hommes diabolisés. Les procédures à répétitions où « tous les coups sont permis » pour gagner un divorce permettent à leurs ex compagnes d’obtenir tous les avantages dans cette séparation. Quel serait le rôle de la « médiation familiale » dans cette sorte de guerre civile (au sens du Code Civil) entre deux conjoints qui se séparent ?
L’on peut aisément comprendre que la médiation ne peut guère, ou bien difficilement jouer son rôle dans ces situations. Les conflits d’intérêts ayant pour cause un caractère vénal, malhonnête de l’un des (ou des deux) partenaires.
Autrement dit, dans les faits, la justice favorise les escroqueries aux mariages et les divorces frauduleux….

La majorité des hommes rencontrés (pour rappel : plus de 10.000) sont tous diabolisés aux yeux de tout le service judiciaire (juges, avocats, psychologues, assistants sociaux, policiers,…) et même par leurs propres avocats (défenseurs de la veuve et de l’orphelin) chargés de leurs défenses, et ce, sans qu’ils puissent s’en apercevoir. Il n’est pas rare de constater que des pères ont eu 5 à 6 avocats à la suite, sans obtenir leurs droits fondamentaux.
Dans les procédures de divorces conflictualisés, tous les hommes (des millions à l’échelle européenne) sont faussement accusés des mêmes clichés : violences conjugales, gestes incestueux sur leurs jeunes enfants, déséquilibrés mentaux, psychorigides,… Et, constats supplémentaires, plus les pères se défendent contre les fausses accusations, et veulent conserver leurs liens affectifs avec leurs enfants… et plus ils sont sanctionnés et privés de vivre avec leurs enfants.
La Justice a carrément volé des milliers de vies de pères, depuis plus de 30 ans, sans honte, sans remord, sans état d’âme… alors qu’ils ne connaissent ni les tenants ni les aboutissants… Ces juges ne connaissent que ce qui était écrit dans le dossier : les accusations de la partie demanderesse (la femme à 95 %) à l’encontre de son ex mari, et ce, sans que ces juges ne s’inquiètent du bien-fondé des accusations.

Comment voulez-vous, dans de telles situations, que la « médiation familiale » puisse fonctionner ? Il est donc indispensable d’agir en amont et de mettre en place des moyens pour lutter contre les fausses accusations. Car nous avons tous été violés, spoliés,… dans nos droits fondamentaux, lors des procédures en divorce.

Ceci est le vrai débat de société qu’il est urgent d’organiser afin de mettre un terme à ce fléau de séparations / divorces conflictuels.

Actuellement, et depuis des années et des années, les principaux collaborateurs des réseaux parentaux sont encore et toujours en conflits avec les ex compagnes, alors qu’ils font preuves de gentillesses, de patiences, d’honnêteté,…

La question qu’il faut poser est celle-ci : à qui profite le crime ?

Dans les pays industrialisés, du nord au sud… et d’est en ouest, nous sommes tous et unanimes à dénoncer une « Industrie du divorce ». Que c’est un « scandale national ». Qu’il s’agit d’une non volonté politique d’enrayer ce fléau social.

Cette « indifférence internationale » a pour raison / mission de laisser le champ libre à cette « Industrie du Conflit Conjugal » pour qu’elle puisse continuer à engranger leurs bénéfices, sans aucun état d’âme, sans aucun scrupule !...
Et maintenant, il apparaît que les responsables politiques veulent instaurer des structures de « Médiation Familiale ». Une part de « Marché » de l’exploitation de la misère / détresse humaine de plus ? À vous de juger et de réagir si vous êtes humains.

Tout porte à le croire !...
Pas de conflit = pas de procès = pas de dépenses inutiles pour les familles = pertes financières pour les avocats = pertes financières pour tout le secteur para judiciaire.

Alors, pourquoi ne pas se pencher sur les réalités des destructions des familles en situations de ruptures conjugales, depuis plus de 30 ans ?
Au cours des États généraux des Familles… des pères, représentants des réseaux de pères violés et spoliés ont dénoncé des points cruciaux et ont sollicité des rencontres avec les responsables de la politiques familiale afin de mettre en place les mesures permettant de mettre un terme aux destructions familiales.
Dans le livre – « Familles plurielles » IBSN 978-2874157691, 342 pages, édition Groupe Luc Pire, avril 2007 – aucune allusion à leurs remarques ne fut consignées. Ce livre se prétend être le reflet de la vie quotidienne des familles en Belgique ! Une telle prétention est très indécente. Il s’agit d’une grave lacune.
Comment mener une politique familiale décente si le gouvernement ne s’inquiète pas des milliers de familles détruites par l’indécence des mesures judiciaires (lors des naufrages des couples) en déresponsabilisant (en pratique) les pères concernés sous prétexte du partage de l'autorité par abandon du patriarcat.
Et pourquoi les situations des familles sinistrées n'ont-elles pas un grand intérêt à être étudiées, ni d’étudier d'abord les métamorphoses du concept de famille, métamorphoses judiciairement assistées, et souvent illégalement, pour normaliser le paysage familial post-naturel (pouvoir aux mères, qu'elles soient monoparentalisées ou non) ?
Désolé d’avoir été aussi long, mais il fallait le dire au nom des dix milles pères violés et spoliés, ainsi qu’aux noms de ces pères, « morts de la rue » et/ou qui se sont suicidés faute de pouvoir continuer à vivre dans des conditions inhumaines !
Je suis médiateur familial et vice-président de l'Association pour la Médiation Familiale. C'est néanmoins à titre personnel que je m'exprimerai ici.

Tout d'abord, il y a l'affirmation "la médiation familiale est peu utilisée". Je la modérerais en "la médiation familiale est trop peu prescrite". En effet, il y a des médiateurs familiaux qui ont un cabinet qui fonctionne bien, en ce sens qu'ils gèrent un nombre de médiation représentatif. A côté de cela, sur les quelques milles médiateurs familiaux agréés, la grande majorité a peu ou pas de médiation en cours. Cette observation m'amène à plusieurs réflexions:

1. La médiation est erronément perçue comme une forme de conciliation
2. La valeur ajoutée de la médiation n'est pas assez claire pour les prescripteurs (et en particulier les magistrats) et les parties
3. La communication sur la médiation n'est pas professionnelle
4. La procédure d'initiation de la médiation est problématique

1. La médiation est erronément perçue comme une forme de conciliation
Lorsque l'on parle de médiation à des personnes en conflit, leur premier réflexe est de dire "c'est bien beau, mais nous sommes tellement dans le conflit qu'il ne nous est plus possible de nous concilier". Alors que la médiation est fondamentalement un acte d'engagement dans le conflit, de confrontation assistée. Quelle est la plus value d'une médiation si les parties sont capables de dialoguer d'elle-mêmes ? Elles sont alors leur propre médiateur et n'ont donc plus besoin du processus de médiation.
De plus, c'est de la confrontation d'idées souvent opposées que naissent, en médiation, les vraies solutions créatives qui vont se distinguer d'un jugement "de Salomon" ou d'un marchandage simplement financier. C'est parce que la confrontation peut avoir lieu, en se donnant le temps et l'espace de se dérouler, que le médiateur va pouvoir aider les parties à se recentrer sur leurs intérêts véritables, et donc à chercher une solution qui leur conviendra vraiment.

2. La valeur ajoutée de la médiation n'est pas assez claire pour les prescripteurs (et en particulier les magistrats) et les parties
Beaucoup de gens se renseignent sur la médiation en partant d'une image qui est celle d'un couple qui "s'est déjà mis d'accord sur tout" et qui recherche une solution "rapide et économique" pour son divorce ou sa séparation.
Outre que cette approche est réductrice (en ce qu'elle limite la médiation aux situations de séparation), elle élude surtout ce qui fait de la médiation une vraie solution intéressante pour les parties: la mise en place d'une solution qui sera mieux respectée, parce que négociée en prenant le temps de prendre en compte tous les éléments, même les plus confidentiels, de la relation et des conditions futures.
Le caractère confidentiel de la médiation est souvent perçu comme une simple garantie pour les parties. Bien utilisée par le médiateur, elle est en fait une plus value énorme par rapport au débat judiciaire. A l'heure ou la justice se demande si il faut traiter les affaires familiales à huis-clos, la médiation a déjà résolu ce problème depuis longtemps. Toute médiation familiale se déroule à huis-clos.
En permettant aux parties d'évoquer toutes les dimensions de leur vie sociale, économique, familiale et affective, sans crainte de voir ces différents éléments s'étaler sur la place publique, la médiation donne aux parties un espace de négociation qu'ils ne trouvent nulle part ailleurs. En leur donnant le temps d'essayer les solutions avant de les décider (au contraire du tribunal qui décide d'abord et espère que sa décision sera appliquée), la médiation rassure les parties sur la capacité de chacun de respecter ses engagements.
Et la médiation est également un processus volontaire. Cette volonté de s'engager est aussi une garantie par rapport au résultat final. Chaque partie qui décide de rester jusqu'au bout de la médiation assume une obligation morale supplémentaire de respecter les accords conclus.
Les magistrats tentent de concilier, et le font le mieux possible. Leur travail est remarquable. Ils ne disposent cependant pas du temps nécéssaire et ne "bénéficient" pas de la position "basse" du médiateur pour assurer que tous les éléments du conflit, toutes les dimensions du système familial ont été prises en compte dans la médiation réalisée.

3. La communication sur la médiation n'est pas professionnelle
La communication sur les possibilités offertes par la médiation s'est jusqu'ici limitée à une campagne d'affichage lors de la publication de la loi de février 2005, et aux quelques initiatives de groupes de médiateurs, centrées surtout sur les prescripteurs supposés de médiations. Il y a dans cette approche plusieurs erreurs.
La première erreur, c'est de supposer qu'une personne en conflit puisse chercher une médiation. Une personne en conflit cherche une solution à son conflit, quelle qu'elle soit. Il faut donc lui parler non pas du processus, mais bien du résultat qu'elle peut en espérer. Il serait grand temps de faire appel non à des spécialistes de la publicité (qui suppose que la stratégie de présentation du service soit déjà complète et ne doive plus qu'être communiquée), mais bien à des spécialistes du marketing (capables de bien définir comment le service proposé - ici la médiation, répond à un besoin précis, et comment apporter cette information aux bonnes personnes, aux bons moments, par le bon média, et pour un prix convenable).
Les quelques médiateurs qui exercent en profession libérale et qui gèrent un nombre significatif de médiations en Belgique ont suivi cette approche, et il y a - en particulier en Flandre - un nombre croissant de médiateurs qui passent par cette voie. Elle reste cependant encore perçue comme quelque chose de "malsain" chez les francophones. Alors que le thème rassemblait plusieurs dizaines de personnes dans un séminaire du Mediation Instituut Vlaanderen le mois dernier, il n'attirait que 4 personnes dans une formation organisée au même moment côté francophone...

4. La procédure d'initiation de la médiation est problématique
Il existe selon moi une confusion entre volonté des parties à venir en médiation et spontanéité de l'adoption du processus de médiation. Tant que les parties ne sont pas confrontées à la médiation et au médiateur, il leur est difficile de croire que, même au coeur du conflit, il y a moyen de dialoguer - parfois avec véhémence, et de chercher une solution mutuellement bénéfique. C'est pourquoi il est tellement difficile d'obtenir le premier rendez-vous commun en médiation.
D'un autre côté, on constate que lorsque le magistrat et les conseils des parties recommendent une médiation, dans la plupart des cas, celle-ci est acceptée par les parties (éventuellement avec réticence jusqu'à leur première rencontre avec un médiateur).
C'est ce problème qui peut être résolu par l'obligation de passage par la médiation ou par une séance d'information obligatoire. On voit ainsi qu'au Québec, où une première séance de médiation est offerte aux parents confrontés à une problématique d'hébergement, le nombre d'accords acquis en médiation est en croissance forte. Et avec cette croissance des accords de médiation, c'est aussi l'amélioration du respect des accords qui s'améliore.

C'est pourquoi il me semble que la réponse à la sous-utilisation de la médiation passe par une révision de la procédure de démarrage (à travers par exemple l'information obligatoire avant toute action en justice), la mise en place d'une politique de promotion qui réfléchisse à l'ensemble de la question du service de médiation, la re-définition des éléments clés de valeur ajoutée de la médiation, et la différenciation forte entre médiation et conciliation.
Perspectives d’avenir et charte des divorcés - J-E. Vanderheyden

A l’issue de la lecture de ces différents éclairages sur la large problématique de divorce conflictuel, il nous paraît important de tirer les conclusions suivantes mais aussi de faire de nombreuses propositions pour l’avenir.

1. L’importance d’une prise de conscience sociétale

Le divorce n’est donc pas une situation qui n’arrive qu’aux autres et dont on peut se gausser… Il est important que tout un chacun prenne connaissance de la pénibilité d’une situation de séparation et de divorce, surtout dans la période aiguë de règlement de la situation. Bien sûr, en cas de divorce consensuel, les impacts psychologiques sont moins importants mais en cas de divorce conflictuel, la situation psychologique des différents intervenants (ex-conjoints et enfants) est non seulement pénible mais souvent dramatique avec des conséquences supplémentaires au plan physique, matériel et financier. La secondarisation du parent qui n’obtient pas la garde principale des enfants reste à notre époque une situation dure à supporter tant au plan psychologique que financier, d’autant qu’elle n’est pas assortie d’un suivi au long cours, voire même d’assistance. C’est dans ce contexte particulièrement que le divorce est un facteur de risque reconnu dans de nombreuses études scientifiques concernant l’évolution vers une dépression, surtout au niveau parental et vers des troubles psychologiques, voire schizophréniques ou du moins addictifs, surtout chez les enfants.

Il est également important de prendre conscience que les propositions de règlement des divorces conflictuels sont, actuellement en Belgique, tout à fait insuffisantes et en tout cas inhomogènes car il semble bien que certains juges soient beaucoup plus attentifs à une qualité de solution que d’autres. La Justice manque non seulement d’intérêt mais surtout de moyens vis-à-vis de cette épidémie de divorces dont au moins un sur cinq pose des problèmes conflictuels importants. Dès lors, sans prise de conscience sociétale, la situation ne pourrait pas évoluer favorablement car les solutions à prévoir nécessiteront manifestement de concerner largement la Justice et ses intervenants en leur donnant les moyens indispensables pour obtenir les améliorations suggérées dans ce livre, par certains experts. D’autre part, ce livre contient également des exemples d’évolution favorable de la prise en charge de telle problématique à l’étranger. Comme ces modifications de prise en charge démontrent à l’étranger des améliorations manifestes, nous gardons donc l’espoir qu’elles puissent donner les mêmes effets en Belgique pour autant bien sûr qu’elles soient prises en compte par nos décideurs. Là encore, c’est une prise de conscience élargie dans notre société qui est nécessaire pour faire évoluer nos anciennes habitudes. Dès lors, nous souhaitons à travers ce livre stimuler tout citoyen se sentant concerné par la problématique à diffuser l’information par les divers moyens habituels, afin de faire progresser les mentalités et de sortir notre société de son inertie, voire apathie vis-à-vis d’une nouvelle épidémie de ce XXIème siècle entraînant pour le moins des conséquences psychologiques chez un tout grand nombre d’adultes mais aussi et surtout d’enfants.

2. Principes d’égalité et de protection

Depuis la révolution française du XVIIIème siècle, les mots « liberté, égalité et fraternité » sont reconnus, voire à la base, de toutes les constitutions démocratiques. Pourquoi la prise en charge du divorce en Belgique ne rencontre-t-elle pas ces trois devises ?

a) La liberté

Selon nous, la liberté des uns (unes) s’arrête lorsque par manque de respect pour les autres, on leur crée un préjudice qu’il soit psychologique, physique ou matériel. Si la situation de non-respect est un tant soit peu durable, cela devient évidemment la guerre ! Or, à notre époque manifestement marquée par l’égocentrisme, la liberté de divorcer est évidemment reconnue, voire dans certains cas, conseillée pour des raisons de bien-être psychologique … Cependant, il existe des divorces pour lesquels la raison majeure n’est pas tellement la perte d’amour mais l’attrait d’une somme d’argent que l’on peut obtenir grâce à la législation protégeant le conjoint aux revenus les plus faibles, ce qu’on appelle la pension de rang. A ce moment, le respect d’un ancien amour, le respect des enfants ne comptent plus par rapport à l’attrait que peut avoir l’argent. Dès lors, tous les coups sont permis, licites ou illicites parfois encouragés par certains avocat(e)s véreux qui promettent monts et merveilles à leur clientèle tout en embrigadant les enfants dans une aliénation parentale et parfois la famille ou le voisinage dans une co-aliénation… Tout ceci amène à violer la vie de l’ex-conjoint, voire à le voler en espérant qu’il laisse tomber les bras pour mieux profiter de lui… A notre sens, dès lors, la liberté est ici utilisée avec une exagération sans contrôle, généralement favorisée par la défense et généralement tacitement tolérée par les juges.

b) L’égalité

L’égalité entre les deux conjoints est encore loin d’être la norme dans la prise en charge des divorces en Belgique. Encore trop souvent, un ex-conjoint obtient une garde principale et l’autre devra se contenter des miettes c’est-à-dire voir ses enfants 4 jours par mois. Et souvent, c’est celui qui voit le moins les enfants qui paye une part contributive pour le bon entretien des enfants en raison de la différence de revenus en sa faveur. Il n’est cependant pas sûr que cette part contributive qu’il paye va directement et complètement profiter aux enfants compte tenu évidemment que l’autre ex-conjoint a par définition des revenus plus faibles. Les différentes lois actuellement en cours sur le divorce sont obsolètes, remontant à une période où effectivement, certains ex-maris se sont comportés comme des voyous vis-à-vis de leurs ex-épouses et tout ceci a amené à des lois de surprotection de la femme ou du moins, de l’ex-conjoint à bas revenus, qui est souvent la femme… mais à notre époque, les structures de surveillance, particulièrement de la maltraitance, la nette amélioration des possibilités de communication, l’universalisation ne permettent plus de se cacher longtemps dans un coin de paradis de la planète… Dès lors, ces anciennes lois ne sont plus d’actualité et entraînent finalement un balancement exagéré du pendule dans l’autre sens, c’est-à-dire que les femmes cannibalisent leur ex-mari en pouvant leur extorquer non seulement la garde principale des enfants mais aussi la maison, les meubles, beaucoup d’argent… le mari étant secondarisé c’est-à-dire tout simplement mis à la porte de ce qui était son « chez lui » aussi et devant alors se reconstruire tout en payer des parts contributives c’est-à-dire la quadrature du cercle. Cette différence entre la mise sur piédestal et la condamnation à la quadrature du cercle exprime encore nettement une inégalité de prise en charge !

c) La fraternité

Dans un couple, la fraternité c’est, à notre sens, la mutuelle assistance pour le meilleur et pour le pire. Or, pour certains ex-conjoints, cette notion d’assistance se transforme en abandon, parfois complet, voire même en la mise de bâtons dans les roues dans l’espoir de voir trébucher l’autre et de se gausser de sa souffrance ! Il n’est d’ailleurs pas rare que la souffrance ainsi induite engendre dépression, voire acte suicidaire. La lecture des rubriques « faits divers » ou « nécrologie » dans les journaux de tous les jours permet de se rendre compte qu’il y a bien sûr toujours des morts par accident de la route mais il existe également une épidémie de décès souvent par suicide parmi les gens séparés ou divorcés (Pierret, 2006 ; Lafargue, 2006 ; Maillard, 2006) ! Pour les premiers, la société a prévu à juste titre et avec d’excellents bénéfices des protections par ceinture de sécurité, repose-tête, … Par contre, pour les seconds, rien n’est prévu et au contraire, lorsqu’un ex-conjoint demande l’aide de la Justice parce qu’il est brimé par l’autre (par exemple, non-présentation d’enfants c’est-à-dire absence de respect de l’horaire de prise en charge des enfants selon le jugement concerné…, allongement des procédures particulièrement en liquidation…), la Justice renvoie le plaignant dans des délais de procédures invraisemblables (de l’ordre d’un a, voire souvent plus), ne considérant pas que ce genre de problèmes doit faire l’objet d’une décision rapide, en référé par exemple. Cette dernière prise de position peut se comprendre car on encombrerait sans doute les référés de ce genre de problèmes mais il est inexcusable que la société ne puisse apporter secours à des personnes en détresse dans des délais raisonnables !

3. Perspectives

a) Le statu quo est intenable car l’oubli n’est pas limbique !

D’aucuns pensent que la prise en charge des divorces par notre société est actuellement satisfaisante et ne mérite pas de changement (cf. la levée de boucliers sous forme d’appel à la prudence (Hovine, 2004), particulièrement des avocats lors de la proposition de loi Onkelinx en 2004). Cependant, à notre sens, ce statu quo dans les longues procédures, la garde non alternée des enfants, … est intenable, particulièrement dans les divorces conflictuels où la souffrance psychologique des uns et des autres est particulièrement est importante. Certains juges pensent que « le temps va tout arranger ». Ceci est même relayé par certains psychologues ! Il s’agit sans doute de gens n’ayant aucune expérience vécue de ce type de situations et particulièrement du traumatisme familial induit par séparation et divorce (Neuburger, 2005). En effet, un divorce conflictuel est un traumatisme familial, le traumatisme étant compris comme le produit d’une violence, dépendant de la sensibilité de la personne qui subit la violence, de son rapport avec celle qui l’exerce et du contexte. C’est vrai qu’une même cause peut provoquer un traumatisme ou ne rien provoquer du tout. Cependant, en cas de divorce conflictuel, ce qui est traumatisant, c’est le fait de ne pas avoir été respecté dans son intégrité, dans son intimité c’est-à-dire dans son corps, dans ses convictions, dans son droit à l’existence. C’est le non-respect de la dignité humaine que ce soit sur le plan individuel mais aussi sur le plan de l’appartenance à une famille qui va créer une grande souffrance profonde qui se fixe dans notre mémoire primitive, celle du lobe limbique. Il s’agit d’une mémoire vivace qui influence rapidement nos comportements dès qu’elle est ravivée par la moindre pensée ou le moindre événement qui agit comme indice de rappel. Ce serait balayer Freud de la planète que d’imaginer que ces blessures liées à la dignité humaine, blessure fixée dans ce lobe limbique, puissent progressivement et spontanément sans autre règlement se cicatriser. Freud a bien décrit la psychopathologie de la vie quotidienne et l’influence au long cours qu’elle peut avoir sur les comportements et la souffrance (Freud, 2001).

Il nous paraît donc fondamental de ne pas laisser la situation éventuellement « s’arranger » d’elle-même car à notre sens, elle va en fait ne faire que se compliquer car tant qu’il restera des blessures internes, elles influenceront le comportement des divers protagonistes d’un divorce pour continuer à se faire du tort, peut-être pas physiquement mais sûrement psychologiquement par toutes sortes de petits comportements relativement agressifs ou délétères. Cependant, les premiers qui souffriront de la persistance de cette guerre froide sont bien entendu les enfants et c’est de nouveau à ce titre que ce type de guerre froide, parfois tolérée par les adultes, est évidemment insupportable et devrait être combattue par une prise en charge non seulement judiciaire mais pluridisciplinaire, induite cependant par la décision du juge, visant à faire profiter la famille en crise d’aide psychologique et sociale, de médiation si possible, de surveillance de l’évolution de l’état de santé psychologique des ex-conjoints et des enfants… Tout ceci est évidemment à crier sur une large échelle car s’il existe quelques initiatives locales, elles sont tout à fait non représentatives de l’ensemble des séparations conflictuelles en Belgique ! Ceci d’autant plus que l’insécurité juridique persiste, vu l’absence de cadre légal (Hovine, 2004)

b) Le changement sociétal

Il est clair que la locomotive des changements particulièrement au niveau judiciaire sera la prise de conscience sociétale de la situation des séparés et divorcés et de leurs facteurs de risque de santé physique et surtout, psychologique. Nous avons développé plus haut la nécessité de cette prise de conscience par la société et nous espérons que cette prise de conscience amènera, à travers une large diffusion, des nouvelles données biocomportementales de la séparation, surtout si elle est conflictuelle (cf. article Symphonie en D majeur, supra), à promouvoir les changements bien nécessaires tant au niveau législatif, au niveau judiciaire, au niveau d’une prise en charge pluridisciplinaire ainsi qu’au niveau individuel c’est-à-dire des personnes directement concernées par un traumatisme familial conflictuel.

c) Les changements législatifs

Depuis 2004, un projet de loi amené par Mme le ministre ONKELINX amène des réflexions importantes au Parlement belge, ayant abouti début septembre 2006 à la modification du point de départ de la réflexion du Juge dans le cadre de la garde des enfants, c’est-à-dire une garde alternée d’emblée sauf exceptions. D’autres changements législatifs sont actuellement (novembre 2006) en discussion au Parlement et pourraient amener à modifier sérieusement la loi sur le divorce et particulièrement, la loi de 1971 entraînant une protection de la mère et enfin, l’article 223 datant de 1974 prévoyant des mesures exceptionnelles, urgentes et transitoires prises en référé surtout pour la garde des enfants et l’établissement d’une part contributive. Malheureusement, il faut bien admettre que ces mesures dites exceptionnelles et transitoires sont courantes et généralement, de longue durée, du moins dans les divorces conflictuels car le règlement de celui-ci pouvant durer plusieurs années, les décisions de référé sont rarement modifiées en cours de route. Pire encore, elles ne sont pas réévaluées régulièrement au niveau de leur application, de leur intérêt ou tout simplement, de l’adéquation à l’évolution de l’ex-famille…

d) Le fonctionnement de la Justice

D’abord, en ce qui concerne les avocats, il nous paraît fort important qu’à l’avenir, un divorce ne soit pas considéré comme une « juteuse » vache à lait à traire le plus longtemps possible… Au contraire, il paraît fort souhaitable qu’à l’avenir, la souffrance des divorcés soit prise en compte par les avocats les amenant, déontologiquement, à aider et donc défendre leurs clients dans des limites raisonnables et surtout, en essayant de respecter des délais également très raisonnables afin d’éviter et d’aggraver des situations conflictuelles et finalement, des dégâts psychologiques tous azimuts. Bien défendre ne veut pas dire traîner en longueur, ni rendre une situation exagérément explosive en sortant des limites du raisonnable et du licite ! Un bon avocat devrait, selon nous, être un bon conseiller, un bon défenseur mais tout à fait au courant du drame psychologique vécu par tous les membres de la cellule familiale déchirée par le divorce.

En ce qui concerne le travail des juges, nous souhaiterions des modifications au niveau de la prise en charge immédiate ainsi qu’au niveau de la prise en charge au long cours mais à court terme bien entendu !

 Prise en charge immédiate

Il est important de restaurer la notion de conciliation, voire plutôt de médiation dans les tous premiers jours d’une séparation ou de décision de divorce. Le but est éventuellement d’inverser cette décision mais surtout si cette décision est définitive, d’amener les parties à un divorce le plus consensuel possible. Les médiateurs bien conditionnés à ce genre de situations sont maintenant facilement disponibles pour aider à résoudre rapidement les problèmes et éviter ainsi un envenimement ultérieur. Les mesures urgentes et transitoires devraient l’être vraiment et non pas prises au long cours sans réévaluation des problèmes tant des parents que des enfants. Il est aussi important d’en arriver à la notion de divorce sans faute ou tout au plus, de rechercher une faute commise avant la séparation et non plus après (recherche d’adultère, …). Toute cette procédure intervenant après la séparation finit par crisper les ex-conjoints devenus adversaires et peut les amener à des actes de provocation car n’oublions pas que « le coup vaut le coût » ! (Vanderheyden, 2006).

 Prise en charge à court terme

La seule solution à notre sens est l’instauration d’un juge unique dit de la famille qui prendrait en charge non seulement le problème de la séparation, de la liquidation mais aussi toutes les mesures concernant les enfants, les parts contributives et autres problèmes d’argent. Il devrait être psychologiquement préparé à ce type de prises en charge et agir rapidement sans bâcler pour autant le travail. Un délai de 6 à 12 mois tout au plus serait le bienvenu afin d’éviter les troubles comportementaux tels que les provocations, l’aliénation parentale, la prise en otage des enfants qui peuvent être soumis à un conflit de loyauté par des parents qui leur demandent des attitudes équivoques, voire de surveillance, de fouille… Il pourrait aussi être demandé à ce juge de suivre l’évolution des deux parties avec un point de chute tous les 3 à 6 mois, par exemple afin de vérifier que ces personnes restent bien respectueuses des convenances, honnêtes et qu’il n’y a pas de problème financier ou autre pour le parent secondarisé. Bien entendu et compte tenu de la loi récente (1er septembre 2006), le point de départ du raisonnement du juge sera un hébergement égalitaire des enfants, pour une décision qui ne sera pas sans conséquence sur le budget des deux parents.

e) Les intervenants dans la prise en charge des divorces conflictuels

Qu’ils soient médiateurs, psychologues, assistants sociaux, …, il nous paraît important que ces diverses personnes fassent bien sûr preuve de toutes leurs compétences mais avec un doigté psychologique et surtout une grande prudence ! En effet, il ne faut pas oublier que la période de séparation, de divorce, surtout lorsqu’il est conflictuel, est une période extrêmement perturbante, anxiogène, voire dépressogène pour les différents membres de cette ancienne cellule familiale. Il y aura donc des difficultés dans le contact et la prise en charge psychologique ne sera pas facile. Il y aura aussi et surtout des difficultés dans l’évaluation de la personnalité ou de la compétence des parents, tout particulièrement. Il est donc important de rappeler ici que les psychologues, entre autres, ont la main sur le manche de la guillotine qu’utilisera non le juge pour secondariser, voire écarter l’un ou l’autre parent.

f) Les ex-époux mais toujours parents !

Dans un contexte de séparation où tout va mal, il existe malgré tout une valeur morale à conserver, c’est le respect de l’autre. En effet, quand un être humain ne se sent pas respecté, il est touché dans sa dignité, dans son for intérieur et ceci engendre généralement des réactions agressives entraînant dès lors une escalade progressive dans la dissension entre les ex-partenaires et un aspect conflictuel de plus en plus intense et durable. Si l’on veut limiter les dégâts d’une séparation ou d’un divorce, il est donc important de respecter l’autre ! Ceci devrait être régulièrement répété à certains conjoints par les divers intervenants, les avocats, les juges … Par ailleurs, sauf faute évidente et sérieuse avant la séparation, il faudrait pouvoir s’en tenir à un divorce à torts partagés afin de ne pas faire de l’action en divorce une action qui se veut être lucrative, en piégeant l’autre ex-partenaire dans la vie après la séparation pour, par exemple, essayer de le prendre en adultère et d’obtenir ainsi une faute à posteriori qui peut rapporter gros… ou provoquer cet ex-partenaire en espérant que le coup aura son coût ! Rester donc raisonnable paraît indispensable d’autant plus que ceci évite de prendre les enfants en otage dans un conflit de loyauté ! En effet, rendre ses enfants coupables de faits d’espionnage, de surveillance, voire de vols de documents, de codes, …, qu’ils réalisent sans trop se rendre compte de la gravité des faits mais lorsque plus tard, plus mûrs, ils se rendront compte de ce qu’ils ont fait pour un parent contre l’autre parent, cette situation de culpabilité peut les tétaniser, les inhiber et engendrer des psychopathologies, particulièrement de type névrotique. Comme le dit très bien Thomas D’Assembourg (2004), la culpabilité est bien plus qu’une perception personnelle, il s’agit d’un jugement qui peut être porté pour la vie ! Certains enfants ne s’en remettront jamais !

Il est donc fort important que des ex-partenaires en grave difficulté conjugale restent malgré tout de bons parents, écartant tant que possible les enfants d’une situation déjà suffisamment dramatique en elle-même qu’est le divorce. Il ne faut bien sûr pas espérer qu’une parentalité efficace soit maintenue si la conjugalité se déroule dans un conflit majeur où le respect de l’autre n’existe pas (cf. schéma annexé). Une bonne parentalité nécessité une conjugalité au minimum respectueuse ! Séparez-vous s’il le faut mais respectez-vous malgré tout. C’est à ce prix qu’il y aura le moins de dégâts psychologiques tant pour les ex-partenaires que pour les enfants !

g) Charte du divorce

De manière à résumer l’ensemble des souhaits repris ci-dessus, souhaits formulés par les personnes séparées, en voie de divorce ou divorcées, nous proposons ici une charte du divorce, sur le modèle de charte existant déjà pour les personnes atteintes de certaines maladies nécessitant une prise en charge spécifique. Le modèle qui a été retenu ici est celui de la charte des patients parkinsoniens (Vanderheyden, 2004). Le but de cette charte est de faire reconnaître les droits des personnes séparées ou divorcées afin de limiter au minimum possible les aspects conflictuels des séparations et les dégâts surtout psychologiques qui s’ensuivent. Cette charte serait particulièrement mise en évidence lors d’une journée annuelle, nationale pour le moins, contre le Déchirement Familial.


Charte du divorce

Les personnes séparées, en voie de divorce ou divorcées ont le droit :

- d’être adressées à un intervenant psychosocial démontrant un intérêt net pour les problèmes liés aux séparations,
- d’obtenir une aide de défense en justice, correcte, respectant la déontologie, voire même l’éthique et sans vénalité,
- d’avoir accès à une Justice attentive, intéressée à leurs problèmes et si possible, en un tribunal unique (juge de la famille),
- d’obtenir dans des délais rapides des jugements basés sur une analyse approfondie de leur dossier, sans a priori, ni sexisme, ni racisme,… mais avec suivi au long cours de l’application des décisions,
- de participer eux-mêmes à la prise en charge de leur situation (être régulièrement entendus par le juge ou par des intervenants psychosociaux, …).

Journée nationale contre le Déchirement Familial

Cette journée permettrait à toutes les personnes qui souffrent d’une situation de conflit familial
- qu’elles soient séparées, en voie de divorce ou divorcées,
- que ces personnes soient isolées ou fassent partie d’une famille monoparentale ou encore reconstituée,
- que ces personnes soient adultes ou enfants,
de se sentir reconnues dans leurs problèmes et soutenues par notre société, en mettant particulièrement en avant la charte reprise ci-dessus.

La date proposée est celle du 26 décembre c’est-à-dire le lendemain de la fête familiale par excellence qu’est Noël, permettant ainsi aux gens qui n’aiment pas la fête de Noël, car ils ne la vivent pas en famille ou du moins dans une famille déchirée ou en conflit, de rapidement aussi pouvoir bénéficier d’un jour de fête ou du moins de reconnaissance pour eux, permettant des actions de soutien, d’informations, … Cette date leur permettrait alors de pouvoir aussi se sentir concernés, rassemblés et leur permet de parler de leurs problèmes à travers les associations de défense et de faire parvenir aux autorités les souhaits d’une meilleure prise en charge !


Références

Réf en italique = OK elle est dans le texte
Réf en gras = pas OK, je ne la trouve pas dans le texte

1. PIERRET.
Actu : en moins de 48 heures, trois pères de famille ont commis l’irréparable dans un geste de désespoir.
Ici Paris n° (fin septembre 2006).

2. Décès : Stepha, Lafargue, son combat jusqu’
Le Midi Libre (4 décembre 2006) : p. 6.

3. MAILLARD C.
Journées de Prévention du suicide : 7 morts par jour en Belgique.
Le Journal du Médecin – n° 1731 – (7 février 2006) : p. 4.

4. HOVINE A.
Papa et Maman davantage à égalité !
La Libre Belgique (3 décembre 2004) : p. 6.

5. NEUBURGER Robert
Les familles qui ont la tête à l’envers (revivre après un traumatisme familial)
Publié chez Odile Jacob, Paris, 2005.

6. FREUD Sigmund
Psychopathologie de la vie quotidienne.
Publié chez Petite bibliothèque Payot, nouvelle édition 2001 Paris.

7. HOVINE A.
L’enfant idéalise le papa – Walibi qu’il voit le week-end.
La Libre Belgique (3 décembre 2004) : p. 6.

8. VANDERHEYDEN J-E.
L’argent, nerf de la séparation.
Feuilles familiales (décembre 2006).

9. D’ASSEMBOURG Thomas
Etre heureux, ce n’est pas nécessairement confortable.
Publié aux Editions de l’Homme – 2004 – Québec

10. VANDERHEYDEN J-E. et BOUILLEZ DJ.
Traiter le Parkinson
Publié aux Editions De Boeck – 2004 – Bruxelles.

« Socrate nous permet d’éviter deux puissants préjugés, à savoir que nous devons toujours, ou ne devons jamais, écouter la voix de l’opinion publique. Il vaudrait beaucoup mieux suivre son exemple et nous efforcer au contraire de toujours écouter la voix de la raison ».

Alain de Botton
Les consolations de la Philosophie
Eds. Mercure de France, 2001.

Livre publié : Approcher le divorce conflictuel. Par Jean-Emile Vanderheyden Neuropsychiatre, 236 pages, 2008 ISBN 2-930280-21-2 - 18€
Pfff que de textes, que de textes eh courage hein à celui qui lis tout ca . Plein des recomandations plein de ci ou ca.

Moi je vois que les professionels de la mèdiation sont les principaux défensuers de la mèdiation sur ce site, que les utilisaters nese pressent pas pour faire des commentères queles pères quant ils ont envies de soccuper des enfants il rigolent pas très souvent

et je me demande bien qu'elle sera la larme suivante après la justice nest pas assèz riche alor on pleurt la mèdiation manque de subvension et ensuite

comment tu veux que quelqun crie professionellemment quil est le meilleur mais quil est pauvre il t'apporte une aide un modèle dela raison dans les mènages qui casses. et après si son boulot na pas donnè la paix et si pa de succès il dit cest la faute a largent quil na pas sicest pas bien fini, personne il veut allè chez des gens comme ca cest sur.

Robert
De tous ces échanges à propos de la médiation, une impression: ce n'est pas évident, cela ne cadre pas avec les réactions habituelles de celles et ceux qui estiment être victimes d'une injustice, infligée par la justice. Il faut en être conscients.

Cependant, pour qui veut bien abandonner ses réflexes d'autodéfense immédiate ne fut-ce qu'un moment, est-il si sûr que la riposte par justice interposée (la multiplication des procédures, les actes de vengeance, etc.) n'a pas pour effet en finale d'abîmer, voire de détruire le lien avec les enfants ? le lien qui devra relier les deux parents dans la durée ?

Ces questions sont importantes: elles engagent l'avenir, l'à venir.Le processus de médiation a ceci d'intéressant qu'il s'intéresse certes au présent difficile et souffrant, mais qu'il ouvre des perspectives et rend possible l'exercice des responsabilités de la coparentalité à l'égard des enfants. On peut avoir sur le moment l'impression de lâcher du terrain: mais c'est à ce prix qu'il est possible de rester parent (de gagner !) dans le pardon et le respect mutuels.
Bonjour,

J'ai lu les articles et commentaires sur la médiation familiale.

Tout est axé sur le divorce, les familles monoparentales, décomposées, re-recompsées, pères, mères.

Mais Il existe d'autres formes de ruptures familiales et pesonne n'en parle.

Les grands-parents n'en parlent pas, les arrières-grands-parents n'ont plus le courage d'en parler

Les amis, la famille
À la suite de nos constats sur plus de 10.000 familles détruites après ruptures, en 15 ans, nous pouvons certifier que la médiation est un leurre, un business comme un autre (mais indécent) quand elle est sous contrôle judiciaire. Elle ne sera un véritable outil que lorsque le lobby noir ne la contrôlera plus, avant, pendant ou après, mais sera relégué à sa véritable place: la régulation judiciaire en cas d'échec social ou en cas de délit.

Ceci étant dit, en Belgique, la médiation – dans son concept actuel - ne correspond pas du tout aux demandes des personnes en situations de séparations / divorces conflictuels. En thème de médiation familiale, nous sommes 2 générations en retard sur le Québec.

Il serait temps et même très urgent, pour les enfants de demain, que nos élus prennent leurs responsabilités de manière à endiguer ce fléau socioéconomique.

Voici comment ça se passe au Québec. Bonne lecture. Et nos cordiales salutations.

La médiation, une alternative avantageuse pour tous - Québec
Article mis en ligne le 30 mars 2009 à 13:15 –

La semaine des «Rendez-vous avec la justice» bat son plein jusqu’au 5 avril prochain. Pour la toute première fois, plusieurs activités sont organisées simultanément dans toutes les régions du Québec afin d’aider la population à mieux connaître et comprendre le système judiciaire québécois. C’est sous le thème «La justice au service du citoyen» que de nombreux services à la population, telle la médiation, sont présentés au grand public. Au Québec, deux types de médiation sont offerts à la population : la médiation familiale et la médiation aux petites créances.

La médiation familiale
Le programme de médiation familiale mis en place au Québec prévoit une séance d’information obligatoire sur la médiation aux couples en litige et propose la poursuite des séances de médiation. Rappelons que la médiation familiale est un mode amiable de résolution de conflits efficaces lorsque deux conjoints ne s’entendent pas sur des questions telles que la garde des enfants; les droits de visite et de sortie; le montant de la pension alimentaire; et le partage des biens.

Des séances de médiation sont gratuites pour un couple qui a des enfants à charge.
Le ministère de la Justice paie les honoraires d'un médiateur pour six séances incluant la séance d'information si elle a eu lieu. Cependant, lorsqu'il s'agit d'une demande en révision d'un jugement ou d’une entente, le Ministère paie pour trois séances. Les séances supplémentaires dont le couple aurait besoin pour en arriver à une entente sont à ses frais. Leur coût ne peut excéder 95 $ par séance.

Les couples québécois en situation de rupture ont donc accès à la médiation familiale avant ou après le dépôt de la procédure, et même si aucune procédure n’est déposée.

Enfin, le tribunal peut référer les parties en médiation familiale lors de l’audition d’une cause contestée.

La médiation familiale permet aux parents de bâtir ensemble un plan parental (partage des responsabilités parentales) adapté à la réalité de la rupture, d'établir un mode de communication parentale efficace au sujet de leur enfant, de tenir compte de l'intérêt des enfants et de chacun des parents, de préserver l'image de l'autre parent et de décider librement de toutes les questions entourant la rupture. Par conséquent, la force de l'accord négocié aide les enfants à vivre plus positivement la séparation et aux parents à garder une emprise sur les décisions qui les concernent en conservant pleinement leurs responsabilités parentales.

La médiation pour petites créances
Ce type de médiation permet un règlement sans frais, plus rapide et plus satisfaisant des litiges de moins de 7000$. Il offre un règlement souvent beaucoup plus rapide du dossier et un règlement plus satisfaisant parce que les parties sont impliquées directement dans la recherche de la solution. En plus de maintenir des relations d’affaires et de voisinage convenable, la médiation offre souvent un climat plus propice à des échanges constructifs et à l’obtention d’une meilleure entente mutuelle future. Une plus grande utilisation de la médiation aurait pour effet de réduire de manière générale les délais et d’augmenter le taux de satisfaction des citoyens à l’égard de leur expérience à la Division des petites créances.

Le ministère mise beaucoup sur la médiation et les modes alternatifs de règlement des conflits afin de rendre la justice plus accessible, tant en termes de coûts que de délais.
Source : [www.lecourriersud.com]
Info Diffusion: [laviedeperes.over-blog.com]
Quid de la Médiation familiale en Belgique… comme en France et ailleurs.
Si la France comptait 360.000 séparations en 2006 soumises au juge des Affaires familiales, en Belgique... c’est le flou total par manque de statistiques ! L’on parle de divorce… mais l’on occulte le fait que les séparations sont 2,5 fois (voire plus) plus nombreuses que les divorces et que la moyenne de vies de couples est de 3 ans !!!...

L'enfant, enjeu et grande victime des déchirements entre parents
Un conflit violent et non maîtrisé entre les parents autour de leur enfant, telle la petite Elise, peut durablement le traumatiser, souligne une association qui tente d'aider les jeunes ayant vécu cette situation et les parents séparés à savoir gérer leurs désaccords.

"Elise est encore petite, elle aime aussi fort son père que sa mère. Mais des années après, elle aura intériorisé la haine distillée par un des deux parents et va rejeter l'autre. Il est là le vrai danger", explique Olga Odinetz, présidente de l'association contre l'aliénation parentale (Acalpa).

Le psychiatre Paul Bensussan, spécialiste de l'aliénation parentale, décrit "des manipulations plus ou moins subtiles" d'un des parents pour faire en sorte de "rompre le lien qui unit l'enfant à l'autre parent (...) qu'il y ait rapt ou pas".
Il prend l'exemple d'une mère qui lui explique que son enfant est très perturbé dès qu'il doit aller voir son père: "Pour le rassurer, elle lui dit que c'est la justice qui l'impose, ou que sinon elle ira en prison... Au lieu de lui dire: "Ton papa t'aime même si nous nous sommes séparés".
On laisse s'installer une vision manichéenne des parents: "L'enfant grandit dans la conviction que l'autre parent a été uniquement négatif", et "un trouble identitaire peut s'installer puisqu'on l'ampute de 50% de son identité", poursuit le psychiatre.

"Nous pouvons intervenir dans des cas de conflits parentaux lors d'une séparation, quand les parents viennent nous voir. Nous essayons alors de montrer qu'un enfant a besoin de ses deux parents et que même si on gagne au tribunal, on n'a rien résolu avec l'enfant", explique Mme Odinetz.
"Nous aidons aussi les jeunes, qui ont été soustraits à l'autorité de l'un de leur parent mais font la démarche de revenir vers lui quelques années après" notamment en les préparant "aux difficultés qu'ils vont devoir affronter", explique-t-elle.
Olga Odinetz dénonce d'ailleurs "un vide au niveau du soutien et de l'accompagnement", car "la loi prévoit la possibilité d'une médiation, mais les magistrats l'utilisent trop peu".

La Défenseure des enfants, Dominique Versini, estime aussi qu'"on n'aide pas suffisamment les parents à s'entendre" pour l'éducation des enfants. L'idéal serait, selon elle, de rendre "obligatoire" une médiation familiale dans tous les divorces pour aider les parents à se mettre d'accord ce qui "limiterait les traumatismes de l'enfant".

En Suède, la médiation est obligatoire et gratuite, alors qu'en France, sur 360.000 séparations en 2006 soumises au juge des Affaires familiales, une médiation a été ordonnée dans seulement 1% des cas, selon Mme Versini.

Source : [www.lematin.ch]
Plutôt que de crier au loup, et de s'appesantir sur un passé que je sais, d'expérience vécue, être très douloureux et ressenti comme une profonde injustice, pourquoi, lorsque se produit la rupture conjugale, ne pas demander un recours à la médiation ?

Aussitôt que possible, avant que la situation, bonne ou mauvaise, ne se cristallise dans la rancoeur et dans la haine (qui n'est que l'autre face de l'amour). Plutôt que d'attendre d'en être au stade du Tribunal de premère instance, le Juge de paix, compétent pour organiser la séparation, peut référer les plaignants à la médiation tant que les choses ne se sont par encore trop durcies. Ne fut-ce que pour donner à chaque plaignant la possibilité de réfléchir aux motifs et aux conditions de sa séparation... J'ai rencontré de nombreuses personnes qui se sont retrouvées divorcées sans vraiment connaître le ou les pourquoi...

La médiation, c'est donner une chance, pas nécessairement au couple conjugal (mais cela arrive !), mais bien au couple parental et donc, aux enfants. Dit comme ça, cela a l'air simple, mais dans la réalité, la médiation constitue une épreuve, avec un espoir: faire le moins de mal possible à soi, à l'autre et à ses enfants. Ces enfants qui, dans la plupart des cas, sont le signe tangible et le rappel de ce qu'il y a eu de l'amour dans cette aventure qui prend fin. En médiation, je dirais qu'on reçoit en proportion de ce qu'on y donne. Et toutes ces questions pour lesquelles la justice n'est pas outillée, et qui mettent tant de temps à se cicatriser après peuvent y trouver réponse.

Vous tous, ceux et celles qui n'ont pu y avoir recours pour différents motifs, pourquoi ne pas en tenter l'expérience ?
En Europe, il y a des signes de changements.

En Allemagne, où la petite ville de Cochem s'étale le long de la Moselle, il y a un juge des affaires familiales qui en eut tellement marre de ces conflits indignes de notre société, et de ces dossiers qui s'empilaient sur son bureau, provoquant des retards de jugements très néfastes aux enfants, innocentes victimes de la légèreté avec laquelle se conduisent leurs parents à leur égard, il prit une grande décision. Il voulait que cela cesse. Monsieur le Juge RUDOLPH, car c'est bien de lui qu'il s'agit, réunit autour de lui l'avocat THEISSEN et la psychologue Ursula KODJOE et leur fit part de sa décision d'en finir avec cela. Soudés comme les doigts d'une main, ils montèrent au front et commencèrent par rallier les avocats et les psychologues à leur cause, la cause des enfants.

Ce n'était pas simple, car ces professionnels défendaient leurs clients contre l'adversaire, c'est à dire l'autre parent, mais ils comprirent bien vite que l'enjeu de leurs joutes, c'était toujours l'enfant. Et un beau jour, tous ensemble, ils s'en prirent aux parents !

Bon gré, mal gré, devant cette puissante unité (chez nous, on dit "l'union fait la force"...) il a bien fallu que les parents coopèrent et respectent envers et contre tout l'intérêt de l'enfant.

On croit rêver ! Eh bien, après sept ans, le rêve est devenu réalité et le taux de ces cas d'aliénation parentale" baisse de façon spectaculaire, de plus en plus. Pourquoi cela ne se produirait-il pas chez nous ? Nos juges aussi en ont assez de voir envahir leur bureau de ces dossiers de parents manipulateurs, de ces batailles dont l'enjeu est un enfant ! Ils ont le pouvoir de le faire !

Nous invitons tous nos professionnels de l'enfance à venir écouter Ursula KODJOE aux Facultés universitaires de Namur vendredi 5 juin à 19.30 h (conférence de présentation à l'auditoire des facultés des sciences, C.H.3, rue Joseph Grafé) et en séminaire samedi 6 juin de 8h30 à 18 h, avec le Juge RUDOLPH et l'avocat THEISSEN, à l'étage de la Brasserie Henry, place Saint Aubain à Namur.

Renseignements : +32 71.61.57.88 et +32 497.703.903 (Mobile)

« Intervention immédiate : meilleure prévention
du drame familial en cas de séparation conflictuelle »


CONFERENCE :

« Changer les comportements, imposer une philosophie apaisante et le respect dû à l’autre : c’est possible »

Le séminaire se déroulera à l’étage de la Brasserie HENRY, place St Aubain à NAMUR

Samedi 6 juin de 8h30 à 18h

- L’enfant est au centre du travail de chacune des professions.
- Limites juridiques, psychologiques et sociales.
- Contrôle du Juge de la contribution des parents et de leur participation aux consultations d’experts.
- Les parents sont ramenés à leur responsabilité parentale.
- L’avocat communique à son client cette nécessité de coopérer avec l’autre parent, respectant le meilleur intérêt de l’enfant.
- Démonstration avec les participants et discussions.

PARTICIPATION : Séminaire - 80€ au compte « la Mouette » n° 103-0144737-81.
Conférence : 7 € (Etudiants : 3 €) - étudiants F.U.N.D.P. : gratuit)
Gandhi : « le monde est fatigué de la haine »
Mediation Familiale PEM

Le " Modèle de Cochem " exposé est un modèle d'action à la coopération interdisciplinaire dans le conflit de famille.

Le noyau central en est la méthode de coopération ordonnée au niveau des professionnels et des personnes concernées.

Ce modèle est issu de la pratique et s'est avéré jusqu'à présent très réussi, basé sur la recherche d’ajustement psychosocial classique et sur la théorie la plus connue - la théorie de la dissonance.

De cette façon, les règlements extrajudiciaires obtenus au moyen de la coopération ordonnée dans le conflit familial comme processus de modification d’ajustement sont démontrés.
Pour celles et ceux qui croient en la médiation : ça aidera peut-être… ce sera certainement un plus… mais ce n’est pas suffisant

Voici le « modèle » Canadien :


Toute action en faveur de règlements pacifiques, à l'amiable et pour le bien de la famille qui demeure même après une séparation, est une excellente chose.

La médiation sans la garde partagée (1) automatique comme prémisse de départ (présomption légale) ne sert à rien. Au Québec, nous en savons quelque chose.

Nous avons la médiation, enfin… une certain médiation: On «oblige» les parents qui ont des enfants, à suivre une ou deux sessions de médiation (sur 7 prévues).

Après ça, si l'un des deux parents n'est toujours pas content, l'avocat(e) médiateur ou médiatrice leur donne un petit papier rose comme quoi il a rempli son «devoir». C'est seulement avec ce petit papier rose qu'il peut aller en procès et en cour.

En ce moment, entre 75 et 80% des mères obtiennent la garde partagée (1) avec pension, maison, etc...

Je pose la question: La personne qui sait qu'elle a 75 à 80% de chance de «gagner» en cour a-t-elle intérêt à régler en médiation ? Surtout si elle veut «tuer» l'ex.

Ce genre de médiation n'est valable qu'avec des gens qui sont d'accord au départ. Pas avec des gens qui veulent se tuer.

C'est pourquoi, en ayant la présomption de garde partagée (1) comme prémisse de départ, cela «oblige» les gens à régler. En tout cas, c'est une forte incitation à régler en plaçant les deux parents sur un pied d'égalité juridiquement et économiquement parlant.

Bonne journée, Serge Ferrand, auteur-réalisateur, Montréal, mardi 12 mai 2009

_______________
(1) CLVDP : En Belgique, il s’agit d’hébergement égalitaire en terme de loi
Je reviens sur une crainte par rapport au processus de médiation, et qui a été invoquée dans ce débat: le risque de manipulation par l'intervenant médiateur.

Bien sur, nul n'est parfait.

C'est la raison pour laquelle je milite, en tant que médiateur, pour une formation solide des médiateurs, avant qu'ils n'aient le droit de commencer à intervenir. Je déplore d'ailleurs les exigences, à mes yeux insatisfaisantes, de la Commission Fédérale de Médiation. Pour moi et pour beaucoup de médiateurs, il faut du temps pour se former, il faut se mettre à l'épreuve, pour prendre conscience de ses "démons" et de ce qui pourrait m'amener à prendre insensiblement parti pour l'un ou l'autre des médiés. Nous avons tous derrière nous une histoire, des souffrances qui n'ont pas toujours trouvé de solution, et ce que mettent en avant les consultants peut à notre insu faire écho chez nous.

En clair: la formation initiale n'est pas tant basée sur l'acquisition de notions et de méthodes (du savoir, du savoir faire): le savoir être est prédominant. D'où la nécessité de vérifier ses capacités en la matière avec des médiateurs chevronnés, au cours de stages.

Dire que cela suffit à éviter la manipulation serait excessif. Le médiateur reste un être humain, mais il agit quand même comme un expert de la relation humaine et il se doit de ce point de vue d'être attentif à tout ce qui peut gauchir sa vision.

En plus de la formation initiale, les médiateurs devraient (j'ai envie de mettre: doivent) mettre leur pratique en crise dans un processus de supervision ou d'intervision, tout comme ils sont tenus de poursuivre leur formation de manière continue tout au long de leur pratique professionnelle.

De même que nul n'est "médiateur naturel", nul ne peut se prévaloir d'une quelconque infaillibilité. Cela nous oblige à conserver une attitude faite d'humilité.
J’ai déjà cité une étude récente : la déjudiciarisation des conflits conjugaux permettrait de faire économiser entre 330 millions€ à 1 milliard d’€, chaque année, à l’État Belge !

D’autant plus que selon cette information :

Le fonctionnement de la justice sans cesse plus cher

Le département de la justice a dépensé l'an dernier 105 millions d'euros, soit plus que le budget prévu. En huit ans, le coût de fonctionnement de la justice a doublé, rapporte jeudi la presse flamande.

Les dépenses de la justice - de la téléphonie aux analyses ADN - ont atteint un niveau inégalé. L'an dernier, elles se sont élevées à 105 millions alors que le budget prévu était de 89,6 millions. "Pour cette année aussi, on craint le pire, alors que le budget prévu est de 89,4 millions, soit un peu moins que l'an dernier. Il est grand temps que des mesures soient prises pour endiguer les augmentations des coûts de la justice", souligne Eric Beaucourt, le vice-président de la commission de modernisation de l'ordre judiciaire. C'est le montant de la facture de téléphonie qui est le plus impressionnant. En 2008, les frais de téléphonie s'élevaient à 21,2 millions d'euros, en ce compris 8 millions d'arriérés de paiement pour des factures d'années précédentes. Les traducteurs et interprètes ont été payés 18 millions d'euros, soit une augmentation de 2,5 millions par rapport à 2007. (CLA)

[news.fr.be.msn.com]
29/05/2009
Il n'y a plus aucun message relatif à la médiation depuis le 29 mai 2009.
Cela veut-il dire que la médiation n'intéresse que peu de monde ?
J'espère ici une réponse négative.

Monsieur Wathelet,

Que va devenir tout ceci ?
Votre projet d'un véritable Tribunal de la Famille est-il enterré, ou figure-t-il toujours au programlme du gouvernement ?
Dans ce cadre-là, ne pensez-vous pas que l'audition de "témoins" de la société civile, actifs au niveau de la médiation, serait des plus utile ?
Voilà la bouteille à la mer que je vous adresse, via ce site.
Merci de vos réactions !

Paul Bourgeois
Centre de Recherche sur la Médiation asbl

P.S. Votre message sur les nouvelles données relatives au traitement des étrangers sans papier m'est parvenu dans un habillage qui n'en facilite pas la lecture...
Médiateur familial ? Il aide les personnes à se (re)parler
Lundi 20.07.2009
Source : La Voix du Nord
[www.lavoixdunord.fr]

Sur le territoire de la CAF d'Armentières-Hazebrouck, deux médiateurs familiaux, trois bientôt, réunis dans une association « Beffrois médiation », proposent leurs services pour gérer au mieux séparations, divorces, conflits au sein de la famille. Rencontre avec Pascal Cazé et Pascal Delaporte.

Pourquoi Beffrois médiation ?
La médiation au pied des beffrois. Les premiers médiateurs diplômés d'État, ça date de 2003. L'association (née en 2006) opère sur le territoire de la CAF. On est les seuls sur Armentières-Hazebrouck (à Lille, sept associations, deux à Valenciennes, Douai et Roubaix-Tourcoing et une à Cambrai, Maubeuge et Dunkerque).

Pourquoi vous réunir en association ?
On est une association où on ne pratique que la médiation familiale, pas les contrôles judiciaires, la protection des majeurs et des mineurs.
Familiale... Au sein de la famille... les divorces, tous les conflits, comment gérer au mieux la séparation, que les enfants souffrent le moins possible. Notre postulat : que les parents aillent bien. Mais quand on se sépare on ne va pas bien. Il n'y a pas lieu pour en parler, c'est pas devant le juge aux affaires familiales... C'est pas tant des conséquences dont on parle que du ressenti. On est deux cliniciens (formés à Psycom à Villeneuve-d'Ascq).

Comment viennent vos clients ?
Le bouche à oreille, la Justice (tribunal d'Hazebrouck). La CAF donne une prestation de service à la fonction de médiateur et les clients paient l'entretien en fonction des revenus (de 5 euros à 131,21 euros, en moyenne de 8 à 10 euros).

Comment se passe un entretien ?
Un premier rendez-vous seul car l'un des deux est en demande. On écrit à l'autre. L'autre est reçu individuellement, il faut respecter l'équilibre. Ils s'engagent à respecter l'autre, à être non violents, à trouver par eux-mêmes des solutions à leurs problèmes. L'entretien dure en moyenne une heure trente.

Combien d'entretiens sont nécessaires ?
Une médiation c'est entre 3 et 6 entretiens avec une à trois semaines entre chaque. Ça dure environ 5 à 6 mois.
C'est court !
C'est long pour eux. La médiation peut être arrêtée à tout moment par l'un des deux.

Il y a des règles ?
Arriver ensemble (ça peut mettre longtemps !), à l'heure. C'est confidentiel. Ils doivent arriver à déterminer ce qu'ils veulent pour les enfants, la voiture, le chien, la maison... La dimension psychologique doit être abordée. Il faut toucher les problèmes, gérer les sentiments... Ça, c'est quand on arrive au 5e ou 6e entretien... Voyez-vous une évolution dans votre métier ?
Les femmes acceptent davantage les gardes partagées, il y a plus cette ouverture au père qu'il y a dix ans. Dans 75 % des cas c'est la femme qui demande le divorce les hommes ont peur du divorce dans 90 % des cas les magistrats confient les enfants à la mère qui par conséquent garde le domicile et touche une pension alimentaire.

Un métier difficile ?
Il faut du recul sur la douleur ça fait partie de notre formation et 6 jours par an on a une analyse de la pratique. On (les clients) essaie de nous acheter, de faire des alliances... (Pour le premier semestre 2009, Pascal Delaporte en est à 150 entretiens soit 30 situations). Il faut s'adapter à chacune.

Quels autres conflits abordez-vous ?
90 % des divorces les 10 % restant sont des grands-parents qui ont du mal à voir leurs petits-enfants. Il y a des médiations successorales, des conflits entre frères et soeurs, un parent à placer. J'ai (Pascal Cazé parle) eu le cas d'un jeune SDF et de sa mère, pour renouer le dialogue. •

Propos recueillis par CATHERINE QUÉTELARD
Beffrois médiation au +33 (0) 6 14 71 57 06.
« Pourquoi la Médiation familiale a-t-elle été ratée en France ? »

Nous demandions que la médiation familiale soit rendue socialement accessible à toutes et tous, vivement conseillée par toutes et tous, saisissable avec ou sans ordre du juge, rendue obligatoire socialement mais non strictement subordonnée à la décision d'un juge. Nous demandions aussi que les associations comme la nôtre soient aidées sans être achetées par des juges ou des avocat(e)s au passage !

La méconnaissance totale ou l'ignorance des fonctionnements judiciaires archaïques subordonnés à des marchés sociojuridiques développés depuis 1975 en France, associés aux non moins vétustes dispositions de l'ordonnance de 45 en matière de protection de l'enfance (ordonnance mal révisée et toujours en débat), suivis de la séparation des pouvoirs entre Justice et Affaires sociales, a permis à des lobbies corporatistes et des associations cliniquement malsaines, aidés des politiques qui aiment foutre leur pays dans la merde, un enchevêtrement épouvantable des arguments associatifs en faveur de nouveaux textes de loi espérés et sollicités en matière familiale.

La loi, poussée par la dynamique S. Royal après les travaux de F. Dekeuwer-Defossez, mais aussi les médiocres travaux de I. Thery et une fausse politique associative féministe de soutien à la parentalité, était pressentie par notre modeste association (une des seules en France à se détacher des applaudissements avant la date et avant d'avoir le texte final) comme n'apportant aucune bonne solution utile et valable.

Loi de dorure et de parure électoraliste pondue juste avant les élections présidentielles, et loi utilisable dans toute république bananière qui donnerait toujours raison au plus fort contre le plus faible.

Les associations qui demandaient à corps et à cri la RPA ou RAP, je ne sais plus, nous ont foncé sur le râble en nous affirmant que nous n'avions rien compris, et qu'on s'opposait même à l'égalité entre père et mère. Elles ne voulaient pas entendre ce que nous avions à dire et nous n'avons pas voulu "gueuler plus fort" car c'est très fâchant d'être obligé de gueuler pour se faire entendre d'une meute qui ne réfléchit plus tellement elle a mal.

Je n'ai jamais cessé de répéter que le juge prendrait toujours sa décision tout seul, en se ralliant à l'avis prédominant de la mère, au nom d'un mythe (celui de la mère parfaite), et mettrait le père sous enquête sociale ou en point rencontre avant d'en arriver à la petite idée de partager les responsabilités d'hébergement de l'enfant entre les deux parents. De quoi bien fiche la pagaille un peu plus et ensuite dire que le conflit parental est tellement important qu'aucune décision de partage des responsabilités parentales ne serait envisageable dans l'intérêt de l'enfant. Honneur donc à ceux qui foutent la pagaille dans la vie d'un enfant qui perd alors la moitié de son histoire et de ses affects !

Nous demandions que la médiation familiale soit rendue socialement accessible à toutes et tous, vivement conseillée par toutes et tous, saisissable avec ou sans ordre du juge, rendue obligatoire socialement mais non strictement subordonnée à la décision d'un juge. Nous demandions aussi que les associations comme la nôtre soient aidées sans être achetées par des juges ou des avocat(e)s au passage !

Le législateur en a fait n'importe quoi. Notre médiation, qui depuis 1989 réalisait par accords entre les parents, un certain nombre d'ententes en faveur de l'hébergement alterné entre deux résidences parentales, s'est divisée et morcelée sur le bureau du juge. Elle a éclaté depuis 1996 dans les branches féministes de l'avocature et dans les branches despotiques et totalitaristes des travailleurs sociaux à la solde de l'appareil judiciaire (Anciens élèves et fistons du régime de Vichy !).

Renvoyer l'affaire en enquête, sans donner de réponse, c'est exactement ce que font tous les juges depuis trente années, toujours après avoir pris la décision première de couper l'enfant d'un des deux parents, presque toujours le père.

Pourquoi couper l'enfant du père d'abord ? Pourquoi empêcher le père d'éduquer l'enfant d'abord ? Pourquoi donner aux femmes le pouvoir de dominer tous les affects de l'enfant et d'en faire, pour qui veut, un souffre douleur silencieux ?

Nous avons déjà nombre de fois démontré qu'une mère saine, aimante, ne coupe pas l'enfant de son père, sauf tare profonde chez ce dernier. Nous avons démontré que des mères fortement captatrices sont souvent des femmes dangereusement perverses (N'ayons pas peur des mots).

La réponse sera simple. Sadisme, perversité, omnipotence, ne font qu'un et quand on peut faire souffrir tout le monde à fois, le père, la mère, l'enfant, on est heureux. On est juge, on est avocat, mais on est heureux !

Tant que les associations parentales de tous bords réclameront que les affaires familiales soient traitées par la justice, et tant que les pères premiers perdants continueront de mythifier ou laisser mythifier le juge...et l'avocat... sans comprendre quel est leur rôle profondément pervers souvent dans les affaires familiales, on aura de quoi se plaindre de plus en plus sur cette terre. Comble du pervers, il demande à celui qui se plaint de se taire, de taire sa souffrance, de penser à autre chose...

Oui la technique des avocats est très perverse : "L'avocat a droit de tenir des propos contraires à son client s'il estime que c'est utile pour sa "défense" (Formation des avocats au Barreau de Paris). Le juge peut se prononcer au nom de son intime conviction. Aucune loi n'empêche à un avocat de mentir à la place de son client. Aucun texte ne limite le pouvoir de l'intime conviction, et rien ne peut empêcher de s'exercer la presque folie d'un juge ou d'un expert énervé ou très pressé ce matin là. D'où enquête sociale. Ce procédé s'est pourtant depuis longtemps révélé nocif et malgré l'éveil littéraire des enquêteurs et enquêteuses à l'arrivée de l'informatisation de bureau, c'est encore pire... Les rapports de douze ou quinze pages, les sous-entendus glissés dans le corps de texte, les questions laissées en suspend pour inspirer tout doute procédural utile, la vie des gens racontée n'importe comment et en dépit du bon sens avec des copiés-collés c'est plus rapide et ça rapporte !

Amicalement
AB Centre PEM (France)

Diffusion:
Collectif La Vie de Pères – Europe.



Modifié 1 fois. Dernière modification le 08/08/2009 11:51 par Collectif La Vie de Pères.
La société évolue, mais les lois ne s’y adaptent pas…

C’est très bien de mettre en place une médiation familiale… mais ne doit-on pas -- surtout dans le contexte du « Tribunal de la famille » se pencher plus encore sur le fondement même du mariage ?

Est-il bien normal de se préoccuper plus de la maladie, plutôt que de la santé ? Pour éviter la maladie, ne serait-il pas plus logique et intelligent de se préoccuper de préserver la santé ?

Explications…


« (…) Pour la plupart d’entre nous, un contrat possède un caractère sacré. En ce qui concerne le mariage, ce caractère sacré semble durer le temps des signatures « à la mairie et» chez le notaire. Le respect des libertés individuelles fait qu’on ne réglemente pas le mariage, mais plutôt le divorce. C’est exactement comme si l’on voulait mettre l’accent sur la maladie plutôt que sur la santé.
La loi sur le divorce donne des droits et des responsabilités. Mais où se trouve la responsabilité dans la pratique ? La loi sur le divorce possède-t-elle une conscience ? Le droit de l’un étant respecté dans le fait de pouvoir briser l’union, mais qu’en est-il du droit de l’autre ? Rappelez vous les situations déjà décrites. Un des conjoints a le droit de changer d’orientation sexuelle. Il a ensuite le droit de demander le divorce et l’autre conjoint doit payer une pension alimentaire ( !?!)
Il est inévitable et très prévisible qu’avec un pareil contrat social, qui encourage la dépendance économique et que les velléités d’autonomie et de service à la société, une grande partie de cette société finira par se désengager de l’institution du mariage et à ne plus y croire. Les statistiques sont plutôt claires sur ce point. C’est pourquoi, comme en Suède, le contrat de mariage devrait considérer que les deux parties sont autonomes ; la division des biens, en cas de divorce, devrait être discutée et incluse dans ledit contrat, et ce, avant même de le signer.
Les mesures sociales devront donc être adaptées pour assurer à chacun un travail rémunérateur selon ses capacités, mais aussi une retraite honorable. La conciliation travail / famille devrait être la priorité numéro un, car tous les autres biens de notre économie dépendent de la vigueur du marché du travail et de l’équilibre des familles.
Il s’en suivrait que le divorce aurait lieu devant le notaire et serait déjudiciarisé.

Nous demandons avec vigueur cette déjudiciarisation.

Les analyses que nous avons faites ont démontré sans équivoque que la prétention -- selon laquelle les droits des personnes divorcées sont défendus – est fausse pour une importante partie de la population qui ne peut se permettre (…) « de supporter les frais de procédures, en raison des frais élevés ».
Si les droits ne peuvent être défendus, ne devrions-nous pas agir plus rapidement afin de faire abroger cette loi ? Sinon, elle encourage les injustices et la dépendance économique parasitaire. Toujours en nous référant aux situations d’horreurs. Par exemple, la Suède a mis l’accent sur le mariage et sur une véritable égalité, alors que (…) « autre part » la priorité a été mise sur la prolifération des protections économiques de toutes sortes pour piéger le payeur de pensions alimentaires lors d’un divorce. Un payeur de pension alimentaire n’a que des responsabilités, il n’a pas de droits.
(…) Ce qui serait un pas de plus à faire, et il ne peut être fait que par le gouvernement fédéral, ce serait de déjudiciariser le divorce selon les critères décrits. Combien de fois certains avocats nous ont-ils mentionné qu’« un avocat n’est pas un psychologue » !

La loi sur le divorce est fédérale.
En fait, il faut s’assurer que les couples auront un contrat social (mariage) qui garantira l’indépendance économique, associée à l’égalité des droits et des opportunités, mais aussi des responsabilités et ce, tout au long du processus, même au moment de l’éventuelle rupture.
Aussi, on ne devrait plus faire porter le poids de notre survie sur quelqu’un d’autre. Notre société possède suffisamment de moyens, par le biais de programmes mis sur pied par les gouvernements, afin de permettre à ses femmes « et à ses hommes » de se prendre en main (…) ».

(Extrait tiré du Livre « De l’Amour à la Haine » de Pierre Grimbert et Lise Bilodeau – Un chemin trop souvent emprunté. Édition AdA – ISBN 978-2-89565-817-7 – 2008 – 195 pages)

« Un livre qui offre des propositions concrètes et raisonnables afin de remettre les pendules à l’heure, en instituant (…) un ’’Conseil pour l’Égalité’’ et l’imposition d’un système équitable de support entre époux et, de toute urgence, la déjudiciarisation du divorce (…) »
Barbara Kay, Journaliste.

« Si aujourd’hui, plus d’une union sur deux, contractée légalement, se termine par une séparation – imaginez les unions de fait -- , combien d’individus feront une deuxième ou une troisième tentative pour fonder une autre cellule familiale ? Et ces essais se solderont très souvent par d’autres échecs. Plusieurs auront des enfants avec des conjoints différents. Il nous faudra apprendre à nous quitter avec élégance et respect, sinon la société de demain sera bien triste. Les enfants sont les premières victimes, bien innocentes, de cet état de fait. Leurs parents, qui se sont pourtant un jour adorés, en viennent à se haïr, à se déchiqueter, et même, dans certains cas, à se détruire – sur la place publique, au tribunal, en plus. (…) »
Diane Bouffard, animatrice à la radio satellite XM 172

Puissions nous redresser les dérives de notre société ? Il est urgent de réagir ! S’il est trop tard pour les enfants d’aujourd’hui… il ne l’est pas encore pour ceux de demain !
Problèmes posés par les divorces conflictuels

Madame, Mademoiselle, Monsieur,
Voici le résumé des réflexions du Docteur Jean-Émile Vanderheyden, Neuropsychiatre et auteur du livre « Approcher le divorce conflictuel »



1. IMPACT SOCIETAL MESESTIME :
Les problèmes posés par la difficile gestion des divorces conflictuels sont actuellement sous-évalués voire négligés par notre Société ! D’abord l’importance en nombre de personnes concernées : on sait qu’il y a 30.000 divorces annuels en Belgique, dont 20-25 % sont reconnus conflictuels, c'est-à-dire que les ex-époux recourent à la Justice pour régler des problèmes (apparaissant parfois au décours d’un consensuel). Compte tenu en moyenne de 2 parents et 2 enfants concernés par divorce et d’une durée moyenne de procédure d’environ 10 ans, on peut estimer actuellement qu’ ¼ de million de personnes vivent dans ce contexte en Belgique, sans compter les grands-parents, parrains/marraines voire des voisins souvent plus ou moins impliqués pour prendre la défense de l’un ou l’autre. On peut alors penser qu’un quarantième à un vingtième de notre population est concerné. De plus, la gravité des conséquences psychologiques pour les adultes et surtout les enfants est généralement méconnue et négligée ! Ces retentissements sont très fréquents car liés à l’instabilité prolongée que vont devoir traverser les membres de l’ex-cellule familiale et la nécessité de retrouver tant que possible un nouvel équilibre. Ceci d’autant plus qu’il apparaît souvent des déviances d’ordre psychologique surtout (prise « en otage » d’enfants, de grands-parents, de voisins…, aliénation parentale, refus de droit de visite, parent démissionnaire,…) voire même des violences physiques ou matérielles pouvant relever de procédure civile ou pénale, dans le but de se venger ou faire « plier » la partie adverse durant la longue procédure ! Il s’ensuit, vu le stress induit, un coût social non négligeable en anxio-dépression, congés de maladie, école buissonnière, délinquance, consommation de drogues, suicides…

2. EVITER LE SEXISME :
L’homme et la femme, le père et la mère ne seront (ne fut-ce que pour des raisons biologiques) jamais tout à fait égaux : ils sont comparables et complémentaires ! Dès lors, une attitude sexiste dans ce contexte est vouée à l’échec et à la stagnation du conflit, car les féministes et les masculinistes ou, par ailleurs, les Associations de pères auront toujours de bonnes raisons de se sentir dévalorisés ! Il est clair depuis longtemps (cfr entre autres F. Dolto) que tout enfant a besoin complémentairement de ces deux parents ! Toute discrimination est donc malvenue et sera pénalisante pour tous(-tes), alors que malheureusement la Société et pire des intervenants professionnels des divorces continuent à prendre des décisions en ayant un fond de réflexion encore basé sur de « vieilles » idées discriminantes ! De plus, il ne faut pas croire que c’est toujours le père qui est victime ou perdant dans les décisions judiciaires car occasionnellement il s’agit d’une mère, il y a aussi des pères aliénants…et de toute façon, les grands perdants sont toujours les enfants !

3. LUTTER CONTRE LA SECONDARISATION :
L’égalité complète entre les deux ex-conjoints est quasi impossible, car il y en a toujours un qui garde la maison de l’ex-cellule familiale avec la chambre, les jeux, les habitudes des enfants près de l’école, des copains (-ines), des voisins… alors que l’autre parent doit tout « reconstruire » ailleurs, ce qui peut prendre beaucoup de temps ! On peut donc considérer que même dans des conditions idéales et encore rares de temps de vie exactement égales avec les deux parents, il y a toujours un parent privilégié= principal et l’autre moins privilégié= secondaire ! Le problème est d’institutionnaliser, banaliser cette différence aussi minime soit elle sans créer une surveillance de l’évolution des choses, car alors au long cours le parent secondaire peut devenir secondarisé, de plus en plus écarté des enfants et des décisions les concernant, voire abandonné à son triste sort ! La secondarisation entraîne une fragilisation et un stress chronique d’autant plus si elle est brutale et prolongée. Si le terme « garde alternée » est devenu suranné car le mot « garde=hébergement+protection » est insuffisant et le mot « alterné » tout à fait imprécis, les mots « hébergement=accueil, résidence… » sont totalement insuffisants pour décrire la responsabilité éducative des parents, faisant le lit des parents-profiteurs qui se limitent à héberger pour recevoir l’argent de la part contributive ! L’appellation « prise en charge » paraît plus complète et lourde de sens. Quant à « égalitaire », comme cette notion est quasi impossible à appliquer stricto sensu, et source de comparaisons et jalousie, il semble préférable d’utiliser le qualificatif « complémentaire ». On en arrive donc à une prise en charge complémentaire à assurer au long cours par des parents mis sur des orbites parallèles à défaut d’être strictement égales. Les modalités sont à préciser au cas par cas, après analyse spécifique, car il n’ y a pas deux situations identiques.

4. PARALLELISER ET JALONNER PAR UNE INSTANCE UNIQUE :
Pour éviter la secondarisation et l’effilochement au long cours de l’efficacité judiciaire, il faut prévoir de s’intéresser de manière égale aux deux ex-conjoints en prévoyant des droits et devoirs parallèles et une évaluation régulière de la situation afin de se rendre compte au plus vite de toute déviance ou souffrance psychologique ou matérielle au détriment de l’un ou l’autre des deux parents ou des enfants. Pour ce faire, la Justice devrait utiliser une instance unique type « Tribunal de la Famille » avec des compétences psychologiques et matérielles adéquates permettant d’une part d’obtenir des délais courts (absence de reprise du dossier par différents juges), une bonne analyse de chaque situation et prévoir un agenda de suivi (jalonnement).

5. NECESSITE D’UNEPRISE DE CONSCIENCE SOCIETALE :
Il est important de ne plus ranger le divorce, surtout quand il est conflictuel, dans le rayon « people » avec une pointe d’ironie amusée ! Au contraire, il est urgent de le considérer comme une urgence psycho-matérielle où tout retard de prise en charge adéquate peut amener des déviances et de nombreuses souffrances psychologiques, voire des violences. Il faut donc mettre rapidement les ex-conjoints sur de bons rails en proposant une Prise en charge Complémentaire Jalonnée (PCJ), avec des modalités individualisées. Le jalonnement n’est pas seulement utile pour assurer un suivi attentif, mais devrait aussi mettre plus à l’aise le Juge pour prendre une décision rapide car il sait qu’il pourra la corriger rapidement si nécessaire. Il faut donc continuer de conscientiser notre Société en amplifiant les colloques, manifestations, travaux, mémoires, publications… sur ce sujet délicat et trop négligé ! Ainsi, il faut souhaiter que notre Société se dote d’une structure unique, pluridisciplinaire, efficace et compétente afin gérer au mieux les divorces conflictuels et éviter d’ajouter à une génération déjà désenchantée, les qualificatifs de fragilisée et déstabilisée !

Info Diffusion:
Le Collectif La Vie de Pères - laviedeperes@hotmail.com
"Approcher le divorce conflictuel". Par Jean-Emile Vanderheyden
[laviedeperes.over-blog.com]
142 commentaires
Depuis quelques années, la Belgique connaît le taux de divorce le plus élevé en Europe avec 30.000 divorces par an, dont 20 à 25% sont de type conflictuel c'est-à-dire qu'ils entraînent des situations difficiles à supporter et des dégâts psychologiques pour les parents et pour les enfants. A partir du livre 'Approcher le divorce conflictuel' (Ed. Feuilles Familiales), Tout Autre Chose tente d'analyser ces situations de divorce conflictuel et de favoriser une prévention et une meilleure prise en charge de ce type d'explosion d'une cellule familiale.

Livre de Jean-Émile Vanderheyden, Neuropsychiatre, 236 pages, 2008
ISBN 2-930280-21-2 - 18€

Info supplémentaire :
Le mercredi 23 septembre 2009 aura lieu la présentation officielle du Livre « Approcher le divorce conflictuel » à Malonne (près de Namur) dès 17 heures.

L’heure exacte ainsi que le lieu sera fixé dans les prochains jours pour les personnes désireuses d’assister à cet évènement important pour un avenir décent pour les familles et pour la Nation.

Les responsables politiques, ainsi que tous les responsables et les actifs du secteurs de la justice (magistrats, avocats, psychologues, médecins, travailleurs sociaux,…) sont les bienvenus afin d’approcher les pistes de solutions pour mettre un terme aux destructions des familles en situations de crises conjugales.

Pour toute info complémentaire, contacter laviedeperes@hotmail.com




Modifié 2 fois. Dernière modification le 11/09/2009 14:06 par Collectif La Vie de Pères.
Médiation familiale - Wikipédia
Source : fr.wikipedia.org

La médiation familiale est un outil au service des familles en vue de restaurer ou préserver les liens familiaux et/ou à prévenir les conséquences d'une éventuelle dissociation du groupe familial.
[fr.wikipedia.org]édiation_familiale

Avec mes meilleures salutations,
Désolé pour cette annonce déjà publée



Modifié 1 fois. Dernière modification le 03/08/2009 18:05 par Collectif La Vie de Pères.
LES DRAMES DES COUPLES

" Les drames des couples provoquent des problèmes financiers. ".

La pénurie de logements vient beaucoup des divorces et des séparations. Ceux qui n'avaient qu'un logement en veulent deux.

Il y a 120.000 divorces par an, dont 65 % avec enfants. Le divorce étant judiciarisé en France, il est requis, pour avoir droit de recevoir son enfant, d'avoir une pièce par enfant : le problème est alors d'avoir un logement assez vaste !

Les mères gardiennes ont de lourds problèmes et la trilogie divorce, dépression, chômage ou divorce, chômage, dépression frappe très fréquemment les pères non gardiens. En ce qui concerne les mères, elles doivent concilier leur vie professionnelle et la garde des enfants (souvent, elles conservent le logement).

Durant 30 ans, avec la jubilation de la liberté conquise de la vie privée, on n'a plus voulu parler des conséquences du divorce sur les enfants. Il faudrait développer la médiation avant et après le divorce, de façon à ce que les deux parties puissent se projeter dans l'avenir pour se rendre compte de tout ce qu'il y aura à solutionner (traites de la maison, garde des enfants, voiture…).

Dans des pays où la médiation est développée, il arrive que des couples renoncent à divorcer en prenant conscience des conséquences.

Les gens de niveau d'éducation peu élevé n'arrivent pas à planifier leur futur au moment même où ils sont pleins de griefs et de blessures. D'où l'utilité du médiateur pour les accompagner.

La médiation permet également d'organiser la séparation de manière plus rationnelle et plus apaisée. Malheureusement, les avocats n'ont pas intérêt à voir se développer la médiation, par crainte de perdre des affaires…
Ecrit par : Leclercq | 30 juin 2009
[hommelibre.blog.tdg.ch]
Sachant qu’en Belgique, il y a +- 35.000 divorces, par an et +- 90.000 séparations d’unions de fait, par an (cohabitations légales et illicites) cela fait plus de 125.000 demandes de logements par an.

Cela ne résoudra jamais les problèmes du logement, quoi que l’on fasse.

C’est toutes les sociétés occidentales qui partent à la dérive en raison de l’exploitation des conflits conjugaux par une justice indécente et mercantile.

Les séparations / divorces conflictuels sont les nouveaux filons de ces avocats divorcistes qui s’en mettent plein les poches.

Commentaire n° 144: [laviedeperes.over-blog.com]
"Approcher le divorce conflictuel. Par Jean-Emile Vanderheyden"
C'est la déjudiciarisation des problèmes de familles et le Service de Médiation Familiale et de Soutien de la Parentalité qu'il nous faut !!!...
Tout de suite !!!...:

[dejudiciarisation.free.fr]



Modifié 1 fois. Dernière modification le 10/09/2009 21:26 par Collectif La Vie de Pères.
Le médiateur familial : quand et pourquoi ?

Nous recommandons la lecture du livre de Dominique Lefeuvre : [www.yvesmichel.org]

Dominique Lefeuvre a écrit un excellent document que nous recommandons aux futurs professionnels de la médiation familiale.

Les figures parentales ont évolué, certaines disparaissent comme la monoparentalité exclusive, les enfants peuvent bénéficier de dispositifs évolutifs, ne pas subir d’injonctions contradictoires ni se voir confrontés à des conflits de loyauté qui peuvent avoir des effets profondément perturbateurs.

La profession de médiateur familial se développe en favorisant le maintien de la co-responsabilité parentale et la qualité des relations entre les parents proches de l’enfant.

Manque de dialogue, recours juridique insatisfaisant, le médiateur familial accompagne les parents dans leur réflexion et les encourage à partager les rôles et les responsabilités.

Ce document présente l’expérience personnelle de Dominique Lefeuvre qui partage des informations pertinentes sur cette profession en pleine éclosion.

Un témoignage:

"Comme je l’ai écrit sur d’autres supports, j’ai bénéficié d’une médiation il y a quelques années, et je dois dire que c’est une solution très avancée, de plusieurs années, sur les modes classiques de gestions judiciaires des conflits.
Après la médiation familiale, la guerre s’est arrêtée, la procédure en justice a été très courte, notre enfant a trouvé des repères personnels entre sa mère et moi, et les dispositifs de la résidence alternée se sont mis en place par accords entre nous. Le juge a validé ces accords et n’a pas imposé les modes habituels qui auraient sans aucun doute généré des tensions comme cela arrive dans beaucoup de cas.
Il faut dire que le médiateur prend le temps d’écouter, et c’est cela qui est un facteur très important de réussite de la médiation familiale. J’encourage les parents à consulter la médiation, trouver un bon médiateur, avant de se lancer dans des procédures judiciaires classiques avec une histoire sensible dans une séparation du couple…"
Jean-Michel - Envoyé par CPR, Mercredi 9 septembre 2009|


Cordiales salutations
Merci Madame la Loi d'avoir oublié de financer les associations de médiation familiale !!!...

Dans l'association j'ai six bras, trois têtes, quatre paires de jambes, et une seule paire de moustaches... et je me demande comment je vais faire pour payer la prochaine facture télécom wanadoo free, et tous le reste... la caisse étant gravement blessée depuis que les juges (en France) ordonnancent des séances gratuites d'information sur la médiation familiale.

Les parents viennent et en profitent pour ne même pas verser de cotisation. C'est gratuit ! Leur disent les juges, les avocats, les greffiers... Avant la loi sur la médiation, les gens venaient et versaient quand même un petit quelque chose, pour aider l'association. Maintenant ils se disent que puisque c'est gratuit, c'est gratuit !

Alors ce n'est pas compliqué. Pour que l'association continue bien comme toujours depuis plus de vingt années, il faut absolument que je trouve du fric, des sous, des euros, du blé... mais des sous "neutres" et qui ne cherchent pas à prendre notre contrôle ni les commandes de l'avion "....

Cette semaine j'ai reçu plus de douze parents en très grandes difficultés, en tout cela représente plus de trente heures de discussions... Relation argent dans la caisse : 70 €... Un seul avait pensé venir avec son chéquier... les autres sont sans argent ni en poche ni en banque... et j'ai dû faire "cadeau" de mon temps... Comme d'hab.

L'argent sort deux fois plus vite qu'il ne rentre. Vous voyez le problème que cela pose au niveau d'une comptabilité associative ?

Les mentalités ont changé... Les gens ne donnent plus aux associations car ils pensent que tout leur est dû... La "solidarité" disent-ils, c'est pas un objet qu'on achète.

Donc... moi... maintenant j'ai le sentiment de faire la p... gratuite... Vous voyez le souci ?

Merci Madame la Loi d'avoir oublié de financer les associations de médiation familiale !!!!

Médiation Familiale PEM 12 septembre, à 09:37 Répondre
@PEM
Justice Parité Parentale Normandie 12 septembre, à 10:44 Répondre

Je partage totalement ton point de vue en ce qui concerne les associations. A JPPn j'ai eu l'habitude de répondre au téléphone, de prendre des rendez vous, d'organiser des réunions, de rencontrer les politiques, les médias, les acteurs de la vie sociale.

Aujourd'hui après 8 ans de combats, je raccroche les gants, car il m'est insupportable de voir comment les associations sont considérées.

On vient pour consommer et on ne paie pas l'addition en sortant de table.

A JPPn nous avons voulu l'indépendance, c'est la raison pour laquelle nous n'avons jamais demandé de subventions, cependant force est de constater que l'indépendance a un prix, et que ce sont nous, les responsables associatifs qui le payons.... Stf
La différence entre un tribunal et la médiation pour les problèmes de familles :

En médiation, nous aidons un petit peu les parents à éviter de se traiter l'un l'autre de malades... et nous pensons que l'hôpital serait mieux à même de traiter les cas de nocivité parentale avérée que des années de procédures contradictoires condamnent à tours de bras…

Ce matin même un papa, qui n'a pas vu sa fille depuis dix années... Qui avait subi 5 ans de mise à l'épreuve sur un risque de condamnation à trois ans de prison assortis du sursis, est venu nous rendre visite.

Qu'avait-il fait ce papa ? Il s'était obstiné (à tenter de raisonner son épouse) à s'opposer à la demande de divorce de son épouse, qui voulait repartir chez sa mère avec un bébé de deux mois dans les bras... Elle est tombée avec le bébé... en courrant vers la voiture de sa soeur et avait déclaré "c'est lui qui m'a poussée".

L'avocat de la mère... impliquait six personnes, dont le père, dans ce geste grave de pousser une mère au sol...

Le père ne cessa de dire qu'il lui avait attrapée le bras... Depuis dix ans, il n'a plus revu ni sa femme ni sa fille...

Je prétends que cette situation familiale aurait dû venir vers nous en médiation familiale, car c'est un des tableaux très connu de dépression et crise de nerfs post-partum...

La preuve est là... dix années après… la mère reconnaît et dit : "j'avais vraiment pété les plombs ... le médecin m'avait donné un petit calmant mais j'avais peur de devenir folle et qu'on m'enlève mon bébé.... " Bien à vous, Alain B. et Gérard R. Médiation PEM

Remarque du CLVDP :
Alors… Tribunal de la Famille en cas de problèmes familiaux ? Ou bien la médiation familiale hors judiciaire ?
Stop à l’industrie du « divorce ».
Quid des juges qui refusent la médiation familiale?

Témoignage d'un père

« Entièrement d'accord (nb: pour la médiation familiale), le seul problème étant que les juges et le système judiciaire sont encore loin de voir les choses ainsi...c'est en tous cas mon expérience.
Chaque fois que j'ai parlé de médiation les juges... et les "services sociaux"... et judiciaires m'ont ri au nez ! Il y a visiblement de gros intérêts financiers et politiques en jeu... »

Question du CLVDP:
Voulez-vous d’autres témoignages de parents et d'enfants privés de vivre ensemble? Et combien ? 10 ? 100 ? 1.000 ? 10.000 ? 200.000 ?
Merci, alors... de nous allouer un budget pour récolter tous les témoignages. Car, jusqu’ici, depuis plus de 15 ans, nous avons travaillé, tous et toutes, sur nos fonds propres… non déductibles des contributions citoyennes !!!
État des lieux en France. Le témoignage d’un médiateur familial

Les pouvoirs publics se moquent de qui et de quoi ?

J'ai passé vingt années de ma vie à faire la promotion de la médiation familiale hors du judiciaire, pour la rendre indépendante, autonome, neutre, et impartiale.

Toutes les institutions nous ont bloqués, secoués, remués, interrogés sans cesse,... s'affirmant contre dès le départ, et finalement se dire pour, mais dans des conditions qui ne sont plus celles de la vraie médiation.

Cela devient du n'importe quoi. Vraiment du n'importe quoi.

Pouvoirs aux juges, toujours, contrôles des avocats encore, intérêts préservés des notaires, marché des psys... on ne sortira jamais de cette ornière dans laquelle toute la société est en train de glisser.

La boue des divorces et des séparations, c'est de la boue.

Ce n'est pas de médiation du divorce, dont nous avons parlé au début, mais de médiation tout court.
Bien lire, la médiation ne s'adresse pas seulement aux couples qui divorcent ou en instance de séparation, rupture, ou divorce.

La médiation met en rôle un tiers interlocuteur au couple, ou à la famille, en difficultés, et la médiation ne débouche pas nécessairement sur une fracture familiale.

Faire de la médiation une pratique qui ne s'adresse qu'au "divorce"... comme ils le font partout en Europe, c'est bien évidemment préserver un marché et surtout bien laisser le juge et l'avocat à la même place.

On l'a dit déjà, on l'a écrit, déjà... et on ne ferait que paraphraser.
Il faudrait en revenir au débat du premier jour. Qui date de vingt années.

Que les avocats sortent (ainsi qu'ils le disent en cours d'audience à leur propre client), ce sujet ne les concerne pas.

Que les juges aillent ailleurs, dans d'autres réunions, nous n'avons pas besoin d'eux pour traiter les renforts d'une parentalité responsable.

Mais c'est trop tard. Certains qui disaient être médiateurs, ont laissé entrer dans les débats les juges, les avocats, les notaires... Comme si la science ne pouvait se passer d'eux et de leurs pouvoirs et contrôles.
De fait ils savent ce qui se passe et comment cela se passe en médiation. Ils savent presque tout, et ils bloquent toutes les avancées de la médiation.

En France, les pouvoirs publics obligent les gens à aller voir les juges avant... et même à prendre un avocat avant d'aller en médiation.

Ainsi, notre humanité n'est plus à même de penser des réformes, elles est étouffée par ses organes les plus malades.

Mes meilleures salutations
Un médiateur de France

CLVDP : Alors, les Bonnes Pratiques pour la Médiation Familiale… C’est POUR QUAND ?
J'ai reçu un témoignage d'une femme, maman, psychologue. Elle brosse très bien la problématique de l'industrie du divorce.

Je tiens à vous en faire part, anonymement...


<< Je suis psy et j'ai honte de mes comparses, les experts. Il n'existe pas de méthodologie universelle pour les enquêtes et cela laisse donc libre choix au psy d'utiliser tel ou tel outil d'enquête et du coup il finit toujours par prendre parti!! De même pour les assistants sociaux, les médecins, les conciliateurs...etc. En gros, une enquête médicale, sociale ou psy dépend uniquement de la chance de tomber sur tel ou tel expert... !!

Les juges, eux, prennent la plupart du temps leur décision en fonction d'habitude et non pas en fonction de l'histoire du couple et de sa séparation.

J'ajouterais que j'en ai assez d'entendre que "c'est l'intérêt supérieur de l'enfant" qui doit permettre de prendre une décision. Cessons cela, et commençons par tenter d'apaiser les deux protagonistes de la séparation car ce sont eux qui vont pourrir la vie de l'enfant. Pour ma part, c'est avant tout l'instrumentalisation de l'enfant qui le détruit et non pas d'être 50/50 chez papa ou maman, ou 40/ 50 chez l'un ou l'autre.
Il est néanmoins honteux de privilégier la mère parce qu'elle a porté l'enfant!! Cela ne fait pas d'elle une bonne ou mauvaise mère. Je vous rappelle les statistiques d'ailleurs, la violence sur enfant est en majorité le fait des mères… Donc???

Enfin, je comprends la souffrance de tout parent se retrouvant privé de son enfant et/ou voyant celui-ci avec un individu perçu comme nocif. Néanmoins, n'oublions pas pour autant les statistiques : 80% des mères ont la résidence exclusive alors que la demande de Résidence alternée (NB ; l’Hébergement égalitaire) est largement supérieure.

Les hommes ont rarement gain de cause et représentent une minorité. Ils ont rarement le soutien de la police, des juges, des experts.... etc. Alors que les femmes l'ont presque automatiquement.

Bien sûr, nous connaissons tous un cas qui ... Et ce cas là, je vous l'accorde, est en souffrance et mérite tout notre intérêt mais pas une généralisation.

Les choses vont évoluer, mais lentement. D'ici là, beaucoup de mères et de pères vont se retrouver laissé pour compte et en souffrance.

Je souhaite à tous ces parents en souffrance du courage et de la force.

PS : le féminisme est un combat pour l'équité homme / femme tant dans la sphère familiale que celle professionnelle. Le jour où les hommes pourront prendre leur place dans la sphère familiale, les femmes pourront également prendre la leur dans celle professionnelle et réciproquement.

En tant que femme, je me retrouve lésée car les mères parviennent rarement à accepter de léguer un peu de leur espace temps avec l'enfant. Et les hommes, tant qu'ils sont en couple, aiment à se laisser faire. Cela ne signifie pas qu'une fois père célibataire ils ne sauront pas se débrouiller. Faisons nous confiance, nous sommes en théorie tous compétents!! » >>

Avec mes compliments, M. Willekens – CLVDP – International Network
Il est vrai que n'apparaissent dans ce forum que des problèmes liés ou issus de séparations et de divorces. Peut-être parce que les difficultés et les souffrances se manifestent aujourd'hui d'abord et surtout dans de tels contextes, qui mobilisent, au-delà des deux parents et de leurs enfants, les grands-parents, les liens collatéraux (oncles, cousins,...) et même les amis, sommés parfois de "choisir" entre l'un ou l'autre des protagonistes. Il existe pourtant, aussi, d'autres questions que la médiation familiale peut contribuer à résoudre: je pense ici aux bagarres entre succédants, et autour de tout ce qui touche à la gestion de l'argent et des biens dans les familles. A chaque fois en prenant en compte, non pas tant les aspects "techniques" (il existe des spécialistes, comme les notaires ou les comptables, par exemple, pouvant intervenir comme personnes ressources), mais tout ce qui grippe les relations entre les personnes. Là est la force de la médiation, et ces changements intervenant dans les relations permettent d'ouvrir un espace neuf au sein duquel peuvent surgir de la créativité et des solutions constructives, proposées par les personnes concernées. Pourquoi donc ne pas les orienter vers des médiateurs ?
Monsieur Bourgeois,


Je lis avec extrêmement d'attention les articles sur la médiation. Effectivement tout est basé sur le divorce. La réponse que vous apportez quant à l'article de marallo me choque profondément. Je suis certaine que vous le comprenez

Cette théorie que vous exposez correspond-elle à la réalité de terrain ? rencontre-t-elle les attentes des "demandeurs"?

N'est-il pas écrit dans les propositions de décret que le "demandeur" doit rester au centre du débat"?
Comment appliquez-vous cette théorie sur le terrain?
J. amand
Deux témoignages de malversations parentales
Voici pourquoi nous avons besoin d’urgence d’un Tribunal des familles, avec une médiation familiale.
Situation de fausses accusations à l’égard d’un père :
Oui il est temps de réagir...
surtout lorsque les accusations reposent sur les seules paroles de la mère (du père dans certains cas, mais je crois plus rares) et lorsque l'enfant ne porte aucune trace de violence et n'accuse jamais...

Lorsque la situation DEVRAIT éveiller l'attention de la justice (personne d'origine étrangère bénéficiant d'un titre de séjour par mariage, trop grande différence d'âge etc...)une enquête très sérieuse devrait être menée.

Citée comme témoin à décharge dans un cas d'accusation de viol sur une enfant, j'ai été choquée de constater que le psy chargé d'enquêter et "témoin à charge" n'a pas hésité à mentir devant le juge, prétendant avoir eu un entretien de 45 minutes avec moi alors que je n'avais eu qu'un bref contact téléphonique avec son assistant!

Aujourd'hui, la petite est ado.

Et culpabilise gravement, se sentant coupable du sort de l'homme accusé alors, qu'elle voyait comme son "pépé".

Condamné à 3 ans 1/2 de prison ferme et expulsion de la Suisse- les accusations portaient (selon les dires exclusifs de la mère) sur: sodomie, pénétration, violences.
Les rapports médicaux n'avaient rien constatés de semblable. La petite, âgée de 6 ans 1/2 à l'époque, n'avait jamais accusé cet homme, si ce n'est "de lui avoir donné une claque sur les fesses parce qu'elle sautait sur le lit".

La réalité sordide est que la mère n'avait pas accepté un reproche de cet homme au sujet des amants qu'elle ramenaient à la maison alors que sa fille était présente.
(il lui avait conseillé d'aller à l'hôtel plutôt que de recevoir des hommes chez elle).

Malheureusement, certains vrais abuseurs s'en sortent, d'autres, accusés abusivement, voient leur vie détruite.

Car on ne se remet pas d'une telle accusation. Le regard de la société n'oublie pas

Situation d’aliénation parentale sur un enfant, afin de mépriser le père.

Un père se rend au Pensionnat pour prendre l'enfant. Arrivé à sa chambre, il voit les murs tapissés de photos de maman.
Il lui demande "cocotte" tu as oublié papa!
Elle lui répond: « Je n'ai pas eu le temps de mettre la tienne ».
Deux semaines s'écoulent, le papa retourne chercher son enfant et il remarque que sa photo n’est toujours pas sur le mur.
Elle lui dit: " J'ai trop d'études".
Le père a raconté ceci en larmes.

Dans la vie de "sa cocotte" il n'y a que maman qui existe. Il maintient depuis 12 ans la pension alimentaire pour cet enfant. Elle a une existence loin de la mendicité et voyez le résultat. Pour elle, il n'Y a que maman qui compte.

Avec mes compliments, M. Willekens – CLVDP – International Network

Approcher le divorce conflictuel. Par Jean-Emile Vanderheyden
[laviedeperes.over-blog.com]
Médiation familiale et hébergement égalitaire - France

Résidence alternée systématique

La loi sur la résidence alternée est instaurée le 4 mars 2002, ce qui permet aux Juges aux Affaires Familiales (JAF) d’imposer ce mode de résidence, même en cas de conflit, même si celui-ci est lié à des violences masculines : les JAF ne prennent pas en compte ces violences, sauf si celles-ci ont été au préalable reconnues par un autre juge (lors d’une procédure pénale).

La dernière victoire est donc l’instauration dans la loi française du dispositif de résidence alternée. Richard Maillé et Jean-Pierre Decool, députés UMP, ont élaboré début 2009 une proposition de loi qui allait dans ce sens...

Médiation familiale
La médiation familiale, dans les cas de séparation conjugale, peut être définie comme un processus de négociation entre deux parents en matière de biens, de ressources, et de résidence des enfants. Mais, sous couvert de pacification des relations entre le père et la mère, d’instauration d’un dialogue afin de trouver des solutions à un conflit.

En outre, tout refus de la part de la mère (ou du père) au vu de la définition et de la représentation positive qui entoure la médiation familiale (vue comme une « ouverture », le chemin de la paix), ne peut être perçu que comme un signe de fermeture, d’hostilité, et la mère (ou le père) devient logiquement la/le responsable du conflit entre les deux parents [1].
___________
[1] remarque du CLVDP : dans ce cas il/elle supporterait toutes les conséquences de la séparation / divorce.
Université de Mons – Belgique
20, place du Parc, B7000 Mons - Belgique
Tél: +32 (0)65 373111
Courriel: info.mons@umons.ac.be
[portail.umons.ac.be]

Programme des cours :
Voir Grille

Objectifs du cours
A l'issue de cet enseignement, les étudiants seront capables de: définir et expliquer la médiation familiale; expliciter les étapes du déroulement d'une médiation familiale; maîtriser les caractéristiques essentielles de la médiation scolaire; intégrer le concept de médiation dans l'exercice dudéveloppement de la personne et du citoyen.
Objectifs par rapport aux compétences générales

Contenu du cours
La loi sur la médiation; la définition, les étapes et les outils de la négociation; les principes généraux, les contextes et les étapes de la médiation scolaire; la pratique des jeux de rôles dans le cadre de la médiation scolaire.
Enseignement/Méthode
Cours ex-cathedra
Séances d'exercices
Travail individuel (pour projet)
Etudes de cas
Support
Copies de présentations
Références obligatoires
Cruyplants J., Gonda M., Wagemans M. (2008), Droit et pratique de la médiation, Bruxelles, Editions Bruylant.
Bonafé-Schmitt, J.-P. (2000), La médiation scolaire par les élèves, Paris, ESF Editeurs.
Autres références
Bayada B., Bisot A.-C., Bopubault G. et Gagnaire G. (1997), Conflit. Mettre hors-jeu la violence, Paris, Editions Chronique Sociale.
Pré-requis
Aucun
Co-requis
Aucun
Evaluation
Session 1 (janvier et/ou juin)
Examen écrit: 50%
Rapport écrit: 50%

Examen écrit
Présentations et travaux
Rattrapage
Non applicable.

Session 2 (septembre)
Examen écrit: 50%
Rapport écrit: 50%
Examen écrit
Présentations et travaux

Art. 79
Idem Evaluation et pondération (1ère session et 2ème session)
Examen écrit
Présentations et travaux
Langue(s) d´évaluation
Français
POUR INFO

Droit Familial - Miser sur la médiation
Canada - Colombie-Britannique

Le procureur général de la Colombie-Britannique, Mike de Jong, a dévoilé les grandes lignes de la réforme du droit familial qu'il souhaite faire adopter par l'Assemblée législative.

Les changements visent, entre autres, à simplifier les dispositions pour les rendre plus faciles à comprendre et réduire le sentiment de confrontation entre les parties. Le recours à la médiation en cas de rupture sera aussi privilégié et les enfants seront consultés avant de déterminer qui en aura la responsabilité. La cour serait réservée aux cas plus lourds.

Les couples qui vivent ensemble depuis au moins deux ans devront aussi séparer leurs biens en parts égales en cas de rupture, en vertu des changements proposés.

La province sollicite les commentaires des citoyens sur ces changements proposés au droit familial jusqu'au 8 octobre.
Radio Canada
[www.radio-canada.ca]
SOS Familles En Péril…

Voici un message très fort de la part de milliers de familles en péril.

Consulter les médiateurs familiaux avant, pendant et après.

Au sein de nos groupes parentaux, les débats ne cessent de se répandre sur les sujets des parents déjà manipulés par les forces juridico judiciaires et des conditionnements sociétaux qui font peser le pour ou le contre du père, ou le pour ou le contre de la mère d'un enfant, avec ou sans sa propre liberté de choisir.

Il s’agit donc de débats qui ne cessent d’évoluer en de très nombreuses plaintes et critiques à l’égard du système psycho-judico-juridiciaire.

Par simple analogie, il en est du traitement de la parentalité et des responsabilités parentales dans le champ juridico-judiciaire, comme il en serait de l'enregistrement d'images et de musiques par des organismes professionnels extrêmement onéreux, qui non seulement ne restitueraient que des sons et des images dénaturés ne correspondant pas aux apports initiaux des artistes et des musiciens, mais justifieraient aussi de s'imposer de plus en plus à tous, à cause des déformations techniques, graphiques et acoustiques dans leurs rendus d'enregistrements, et sous prétexte d'être les seuls à pouvoir les corriger.

Or depuis quelques années, d'autre organismes alternatifs se sont créés, proposant aux parents et familles de nouvelles formes de résolutions des conflits, proposant d'autres méthodes pour parvenir à des accords responsables dont les premiers bénéficiaires sont les enfants. Il s'agit de la médiation familiale.
Toutes les médiations familiales ne sont pas non plus systématiquement recommandables, car certaines travaillent avec l'appareil judiciaire et en dépendent, sauvegardant ce monopole, d'autres sont indépendantes et autonomes, luttant pour justement désengorger les tribunaux.

En médiation familiale, conventionnelle, hors judicaire (hors avocat), dans les activités quotidiennes de ces centres de médiations familiales, l’on rencontre des parents qui sortent des ornières dans lesquelles ils sont placés. La plupart expriment que dans le système des procédures psycho-juridico-juridiciaires, leurs enfants et eux-mêmes ont subi comme des lavages de cerveaux psychiques, juridiques et judiciaires qui leur enlevaient des capacités et les libertés de prendre des décisions et de faire des choix par eux-mêmes.

En médiation familiale, conventionnelle, hors judicaire (hors avocat), l’on parle de responsabilités parentales partagées, de protection affective et éducative de l'enfant, de respect entre père et mère, de dialogue pacifique, de suivi de santé, scolaire, culturel, de l'enfant, d'organisation des plans d'accueil et d'hébergement la plus équilibrée possible entre les domiciles des deux parents. Ce qui n'est pas le langage judiciaire qui parle de dispositifs pris dans l'intérêt de l'enfant sur la requête d'un parent demandeur, systématiquement opposé à l'autre parent présenté comme adversaire, les enfants devenant de véritables enjeux dans les procédures souvent forts longues et coûteuses en frais d'avocats, d'enquêtes et expertises.

En médiation familiale, conventionnelle, hors judicaire (hors avocat), il n'est pas question de "garde", d'appropriation de l'enfant par l'un ou par l'autre, et de plus en plus, que l'on fasse référence à la loi, ou que l'on s'appuie sur des responsabilités personnelles parentales bien comprises, le devenir de l'enfant ne se joue plus dans des décisions dites "de justice" à rebondissements, mais dans le principe de l'accord direct et soutenu par cette médiation familiale.

En tant que parents conscients et responsables, et victimes du système « psycho-juridico-juridiciaire » qui régit les séparations / divorces conflictuels, de manières trop souvent indécentes, nous souhaitons promouvoir les services de médiations familiales (conventionnelle, hors judicaire, hors avocat) avant toutes choses, en passant par la critique d'un système, laquelle critique se justifie pleinement tant il fait souffrir des êtres de tous les âges.

La médiation familiale (conventionnelle, hors judicaire, hors avocat) peut être consultée par le père et/ou par la mère, et même par l'enfant, à tout moment, quelle que soit la difficulté familiale rencontrée, et sans l'obligation de rentrer dans des formalités administratives et juridiques pour demander un simple rendez-vous et un entretien avec un médiateur.

Nous revendiquons la création d'un meilleur système qui puisse aider les parents et les enfants à sortir de leurs communications néfastes, toxiques, pathologiques,…

Il s’agit là de la plus grande importance pour l’avenir des familles. Car au lieu de se battre sans arrêt contre l'amputation, et de se battre avec ceux qui pratiquent le social et le juridique, avec une hache de guerre, aidons plutôt à recoller les morceaux !!!...

Comment cela se passe-t-il en « justice » ?
Lors des séparations / divorces conflictuels, l’un des conjoints profère aussitôt (sur les conseils de leurs avocats) des accusations très souvent fausses afin de gagner tous les avantages du divorce : l’expulsion du conjoint sans délai de grâce, la « garde » exclusive des enfants, la jouissance exclusive de l’habitation (patrimoine), la condamnation de l’autre conjoint à payer des pensions alimentaires trop souvent impossible à payer au risque de se retrouver à la rue, et pour clôturer le tout, la suppression trop souvent définitives des liens avec les enfants avec l’autre parent, avec l’excuse de préserver « l’intérêt supérieur de l’enfant ».
Les procédures sont trop souvent trop longues et trop coûteuses. Certains parents doivent même revendre leurs patrimoines pour payer les frais d’honoraires des avocats de 75 à 325 € de l’heure (voire plus) ainsi que les frais d’expertises (psychologues, pédopsychiatres,…) à 500 € l’expertise (voire plus) et les frais de justice.

Ainsi se met en place un mécanisme terrible, qui interpelle politiquement (sur le fait que cela pose question non seulement à la Justice mais à la démocratie) en ce sens que ce mécanisme déresponsabilise à la fois le juge et son expert.
Car l'expert ne juge pas. Il se contente d'expertiser. Son avis est consultatif. C'est le juge qui (applique la loi) juge. Mais le juge s'est mis dans la situation de ne pouvoir que suivre son expert. Il a recourt à un expert précisément parce que sans lui, il se dit incapable de (d’appliquer la loi) juger.

C'est donc le juge qui juge en droit… mais c'est l'expert qui juge en fait !
L'expert n'est donc responsable ni du verdict ni de ses conséquences. C'est pourtant lui finalement qui aura joué le rôle principal.

Si les avocats cessaient d'être obligatoires dans les situations et procédures de séparation/divorce conflictuels, combien de parents leurs resteraient-ils à détruire ? En effet, l’on sait fort bien que ces avocats fondent toutes leurs pratiques habituelles à vouloir dissocier, voire détruire les liens familiaux des parents ! Et ce qui est le plus grave, c’est le nombre immense de ces pratiques admises par la justice familialiste !

Un livre récent vient de paraître :
Comment priver un enfant de son père ? (Un dysfonctionnement ordinaire de la justice) - Marcello Sereno - Préface de François Ost, Editions Jeunesse et Droit, 383 pages, 22 €.
Forum Parents-Enfants-Médiation

Par simple analogie, il en est du traitement de la parentalité et des responsabilités parentales dans le champ juridico-judiciaire, comme il en serait de l'enregistrement d'images et de musiques par des organismes professionnels extrêmement onéreux, qui non seulement ne restitueraient que des sons et des images dénaturés ne correspondant pas aux apports initiaux des artistes et des musiciens, mais justifieraient aussi de s'imposer de plus en plus à tous, à cause des déformations techniques, graphiques et acoustiques dans leurs rendus d'enregistrements, et sous prétexte d'être les seuls à pouvoir les corriger.
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